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Tribunal judiciaire, j.l.d., 28 juillet 2026 — n° 26/01166

Maintien de la mesure de soins psychiatriques

Synthèse de la décision

Question juridique

Le maintien d'une hospitalisation complète sous contrainte est-il justifié lorsque le patient présente des troubles mentaux graves avec risque pour sa sécurité ?

Principe retenu

Le juge autorise le maintien de l'hospitalisation complète sous contrainte si les conditions légales sont réunies, notamment la présence de troubles mentaux rendant impossible le consentement et nécessitant des soins immédiats assortis d'une surveillance constante.

Faits clés

  • Admission en soins psychiatriques sans consentement le 19 juillet 2026 en procédure d'urgence
  • Agitation, désorganisation du discours et du comportement
  • Hallucinations auditives ordonnant de se tuer
  • Sentiment de persécution et mauvaise observance thérapeutique
  • Contention lors de l'arrivée aux urgences en raison d'agressivité

Articles cités

article L3211-12 du code de la santé publique article R3211-7 du code de la santé publique

Dispositif

Constatons que la procédure est régulière. Autorisons le maintien de l’hospitalisation complète sous contrainte de Monsieur [G] [E]. Le Greffier Le Juge Cette décision est susceptible d’appel dans un délai de 10 jours à compter de sa notification par déclaration motivée transmise par tous moyens au greffe de la Cour d’appel de [Localité 1] et de manière privilégiée sur la boîte structurelle [Courriel 1] en l’absence de télécopieur disponible. Reçu copie et notification de la présente décision ainsi que des voies de recours ce jour, l’intéressé □ reçu copie ce jour le requérant □ reçu copie ce jour l’avocat □ copie adressée par LS ce jour au tiers

Motivations de la décision

COUR D’APPEL DE [Localité 1] TRIBUNAL JUDICIAIRE DE TOULOUSE ORDONNANCE N° De MINUTE N° RG 26/01166 - N° Portalis DBX4-W-B7K-VLCR Le 28 Juillet 2026 Nous, Matthieu COLOMAR, Juge délégué au Tribunal judiciaire de TOULOUSE, assisté de Léa MAGNENET, Greffier, Nous trouvant à l’hôpital [Etablissement 1] conformément à la convention signée avec L’A.R.S, statuant en audience publique, contradictoirement et en premier ressort ; En présence de Monsieur [G] [E], régulièrement convoqué, assisté de Me Victoria SEBBAH - DE BARRAU, avocat au barreau de Toulouse ; En l’absence de Mme la Directrice de la CLINIQUE DE BEAUPUY, régulièrement convoquée ; En l’absence du tiers, régulièrement avisé ; Vu la requête du 24 Juillet 2026 à l’initiative de Mme la Directrice de la CLINIQUE DE BEAUPUY concernant Monsieur [G] [E] né le 19 Décembre 1987 à [Localité 2] (BELGIQUE) ; Vu les pièces annexées et répertoriées sous bordereau joint ; Vu les réquisitions écrites de Monsieur le Procureur de la République ; Vu la Loi n°2011-803 du 5 juillet 2011 relative aux droits et à la protection des personnes faisant l’objet de soins psychiatriques et aux modalités de leur prise en charge ; Vu les articles L3211-12 et suivants et R3211-7 et suivants du Code de la Santé Publique ; Monsieur [G] [E] a été admis en soins psychiatriques sans consentement sur décision du directeur d’établissement et dans le cadre de la procédure d’urgence le 19 juillet 2026, en raison d’une agitation et une désorganisation du discours et du comportement. L’intéressé était délirant et décrivait des hallucinations auditives lui donnant l’ordre de se tuer. Il faisait également état d’un sentiment de persécution et expliquait gérer seul ses traitements, entraînant une probable mauvaise observance thérapeutique. Le certificat médical d’admission faisait mention d’une contention lors de son arrivée aux urgences, l’intéressé s’étant montré agressif et opposant face aux soignants. Au regard des pièces de la procédure, il est relevé que les dispositions légales ont été respectées. Selon l'avis motivé accompagnant la saisine du Juge, Monsieur [G] [E] présente à ce jour des troubles du comportement majeurs, une rupture avec l’état antérieur, un délire floride, des injonctions hallucinatoires ainsi qu’un refus des soins et un déni des troubles. Les conditions apparaissent ainsi en l'état réunies pour que la mesure de soins psychiatriques sans consentement sous la forme d'une hospitalisation complète se poursuive. PAR CES MOTIFS

Questions fréquentes

Quelles sont les conditions pour une hospitalisation sous contrainte ?
L'hospitalisation sous contrainte est possible si la personne souffre de troubles mentaux rendant impossible son consentement et nécessitant des soins immédiats avec surveillance constante. En cas d'urgence, le directeur d'établissement peut prononcer l'admission, comme dans cette affaire où le patient présentait un délire et des hallucinations.
Comment se déroule le contrôle du juge dans une hospitalisation psychiatrique ?
Le juge vérifie la régularité de la procédure et examine si les conditions de la mesure sont toujours réunies. Dans cette affaire, le juge a constaté que la procédure était régulière et que le patient présentait toujours des troubles majeurs, justifiant le maintien de l'hospitalisation.
Quels sont mes droits si je suis hospitalisé contre mon gré ?
Vous avez le droit d'être informé de vos droits, de bénéficier d'un avocat, et de saisir le juge pour contester la mesure. Dans cette affaire, le patient était assisté d'un avocat et le juge a statué en audience publique.
Que se passe-t-il si je refuse les soins psychiatriques ?
Le refus de soins peut être un facteur de maintien de l'hospitalisation sous contrainte, car il aggrave le risque pour la santé du patient. Ici, le patient refusait les soins et présentait un déni des troubles, ce qui a été pris en compte pour autoriser la poursuite de l'hospitalisation.
Comment contester une hospitalisation complète ?
Vous pouvez faire appel de la décision du juge dans un délai de 10 jours à compter de sa notification, par déclaration motivée transmise au greffe de la cour d'appel. Cette information figure dans la décision rendue.
Qu'est-ce qu'une procédure d'urgence en psychiatrie ?
La procédure d'urgence permet une admission sans consentement en cas de danger imminent pour la santé du patient, sans attendre l'avis d'un psychiatre. Dans cette affaire, le patient a été admis en urgence en raison d'une agitation et d'hallucinations lui ordonnant de se tuer.
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