RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Au nom du Peuple Français
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE BOULOGNE SUR MER
ORDONNANCE STATUANT SUR UNE DEMANDE DE MAINTIEN EN RÉTENTION ET SUR LE CONTRÔLE DE LA RÉGULARITÉ D’UNE DÉCISION DE PLACEMENT EN RÉTENTION
Appel des causes le 31 Juillet 2026 à 10h00 en visioconférence
Div\étrangers
N° étr\N° RG 26/02870 - N° Portalis DBZ3-W-B7K-76UVS
Nous, Madame PIROTTE Carole, Vice Présidente au Tribunal Judiciaire de BOULOGNE SUR MER, juge chargé du contrôle des mesures restrictives et privatives de libertés en droit des étrangers, assistée de Madame TIMMERMAN Marie, Greffier, statuant en application des articles L.742-1, L.743-4, L.743-6 à L.743-8, L. 743-20 et L. 743-24 du Code de l’Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d’Asile;
Vu l’article R. 213-12-2 du code de l’organisation judiciaire ;
En présence de Maître [U] [H] représentant M. [L];
Vu le Code de l’Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d’Asile notamment en ses articles L. 741-1 et suivants ;
Vu les dispositions des articles L.741-10, L743-3 à L743-20, L743-24, R. 741-3 et R743-1 à 743-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
Monsieur [Z] [O]
de nationalité Algérienne
né le 13 Septembre 1990 à [Localité 1] (ALGERIE), a fait l’objet :
- d’une obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, fixant le pays de destination de la reconduite, lui faisant interdiction de retour sur le territoire français prononcée le 12 janvier 2025 par M. [L] , qui lui a été notifiée le 13 janvier 2025 à 08h40.
- d’un arrêté ordonnant son placement en rétention administrative pour une durée de quatre-vingt seize heures, prononcé le 27 juillet 2026 par M. [W] [P] , qui lui a été notifié le 27 juillet 2026 à 15h00.
Vu la requête de Monsieur [Z] [O] en contestation de la régularité de la décision de placement en rétention administrative en date du 28 juillet 2026 réceptionnée par le greffe du juge chargé du contrôle des mesures restrictives et privatives de libertés en droit des étrangers le 28 juillet 2026 à 15h31 ;
Par requête du 30 Juillet 2026 reçue au greffe à 08h59, Monsieur le Préfet invoquant devoir maintenir l’intéressé au-delà de quatre-vingt-seize heures, demande l’autorisation de prolonger ce délai pour une durée de VINGT-SIX jours maximum.
En application des articles L.743-9 et L. 743-24 du Code de l’Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d’Asile il a été rappelé à l’intéressé, assisté de Me Salim IBRAHIMI, avocat au Barreau de BOULOGNE-SUR-MER et commis d’office, les droits qui lui sont reconnus pendant la rétention et a été informé des possibilités et des délais de recours contre toutes les décisions le concernant ; qu’il a été entendu en ses observations.
L’intéressé déclare : Je souhaite être assisté d’un avocat. Mon dossier est encore en cours avec mon avocat. J’ai fait ma demande de titre de séjour l’année dernière en octobre. J’avais un titre de séjour de un an. Il est expiré. Au renouvellement, ils m’ont donné une OQTF. Non je ne suis pas d’accord pour repartir en Algérie. Toute ma famille est ici.
Me [B] [J] entendu en ses observations ;
Sur le recours :
-Sur sa situation liée à sa vie privée, il est en France depuis 18 ans. Il a des activités professionnelles. Il a une adresse chez ses parents. Vous avez une attestation d’hébergement. Il a ses attaches en France; il a des garanties de représentation. Il a déjà été assigné à résidence à 3 reprises. Le placement en rétention n’est pas le seul moyen pour s’assurer de sa coopération.
-Sur la procédure pénale, il clame son innocence. On sollicite son expulsion alors même que la procédure pénale est en cours. La victime attend des réponses et Monsieur attend de clamer son innocence.