RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Au nom du Peuple Français
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE BOULOGNE SUR MER
ORDONNANCE STATUANT SUR UNE DEMANDE DE MAINTIEN EN RÉTENTION ET SUR LE CONTRÔLE DE LA RÉGULARITÉ D’UNE DÉCISION DE PLACEMENT EN RÉTENTION
Appel des causes le 31 Juillet 2026 à 10h00 en visioconférence
Div\étrangers
N° étr\N° RG 26/02880 - N° Portalis DBZ3-W-B7K-76UWG
Nous, Madame PIROTTE Carole, Vice Présidente au Tribunal Judiciaire de BOULOGNE SUR MER, juge chargé du contrôle des mesures restrictives et privatives de libertés en droit des étrangers, assistée de Madame TIMMERMAN Marie, Greffier, statuant en application des articles L.742-1, L.743-4, L.743-6 à L.743-8, L. 743-20 et L. 743-24 du Code de l’Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d’Asile;
Vu l’article R. 213-12-2 du code de l’organisation judiciaire ;
En présence de [S] [L], interprète en langue arabe, serment préalablement prêté ;
Vu le Code de l’Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d’Asile notamment en ses articles L. 741-1 et suivants ;
Vu les dispositions des articles L.741-10, L743-3 à L743-20, L743-24, R. 741-3 et R743-1 à 743-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
Monsieur [J] [M]
de nationalité Tunisienne
né le 22 Juillet 2005 à [Localité 1] (TUNISIE), a fait l’objet :
- d’une interdiction judiciaire du territoire français d’une durée de dix ans prononcée par jugement du tribunal correctionnel d’Amiens en date du 14 octobre 2024
- d’un arrêté ordonnant son placement en rétention administrative pour une durée de quatre-vingt seize heures, prononcé le 27 juillet 2026 par M. [E] DE L’[G] , qui lui a été notifié le 27 juillet 2026 à 09h05.
Vu la requête de Monsieur [J] [M] en contestation de la régularité de la décision de placement en rétention administrative en date du 28 juillet 2026 réceptionnée par le greffe du juge chargé du contrôle des mesures restrictives et privatives de libertés en droit des étrangers le 28 juillet 2026 à 11h26 ;
Par requête du 30 Juillet 2026 reçue au greffe à 14h41, Monsieur le Préfet invoquant devoir maintenir l’intéressé au-delà de quatre-vingt-seize heures, demande l’autorisation de prolonger ce délai pour une durée de VINGT-SIX jours maximum.
En application des articles L.743-9 et L. 743-24 du Code de l’Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d’Asile il a été rappelé à l’intéressé, assisté de Me Salim IBRAHIMI, avocat au Barreau de BOULOGNE-SUR-MER et commis d’office, les droits qui lui sont reconnus pendant la rétention et a été informé des possibilités et des délais de recours contre toutes les décisions le concernant ; qu’il a été entendu en ses observations.
L’intéressé déclare : Je souhaite être assisté d’un avocat. Je ne veux pas repartir en Tunisie. Je suis arrivé ici tout petit. J’ai été interpellé juste pour violence mais il y a pas eu d’extorsion. Oui je confirme que j’ai bien été condamné à 24 mois de prison et 10 ans d’ITF.
Me [X] [I] entendu en ses observations ; je soutiens le recours.
On a un manque de considération de la situation de Monsieur dans la requête de la préfecture elle affirme que Monsieur est en France depuis 2015 sans le prouver. On a une attestation de l’ASE. Il a fait un CAP. Il dispose d’un logement. Il y a déjà eu des tentatives d’éloignement. On a une première rétention durant laquelle il n’y a eu une possibilité de délivrance de document de voyage. La préfecture ne démontre pas que la rétention permettre de réaliser l’éloignement.
On a cette condamnation pénale dont la peine complémentaire est 10 ans d’ITF. J’ai un problème avec l’identité. Il y a une erreur dans le nom de famille et sur le lieu de naissance.