COUR D'APPEL DE NÎMES
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE NÎMES
MAGISTRAT DU SIEGE DU TRIBUNAL JUDICIAIRE DE NIMES
Requête: N° RG 26/03677 - N° Portalis DBX2-W-B7K-LVDR
ORDONNANCE DU 31 Juillet 2026 SUR LA DEMANDE DE SECONDE PROLONGATION DE RÉTENTION ADMINISTRATIVE
Nous, Aurore BOUGUERRA, vice-présidente, magistrat du siège du tribunal judiciaire de NIMES, assistée de Isabelle STERLE, Greffier, siégeant publiquement conformément à l’article L. 743-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile,
Vu les articles L. 742-1 à L. 743-25 et les articles R. 743-1 à R. 743-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
Vu l'article L. 743-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
En vertu de l'article L. 743-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, une visio-conférence a été organisée entre le tribunal judiciaire de Nîmes et le centre de rétention de Nîmes pour la tenue de l'audience.
Les avis prévus par les articles R. 743-3 et R . 743-4 du CESEDA ayant été donnés par le greffier ;
Vu la requête reçue au greffe le 30 Juillet 2026 à 10 h 22 enregistrée sous le numéro N° RG 26/03677 - N° Portalis DBX2-W-B7K-LVDR présentée par Monsieur [U] [P] [W] concernant
Monsieur [Z] [O]
né le 21 Mars 2002 à [Localité 1] (ALGERIE)
de nationalité Algérienne ;
Vu l'interdiction de territoire français prononcée le 30/09/2024 par le tribunal correctionnel MARSEILLE pour une durée de 2 ans et notifié le 30/09/2024 ayant donné lieu à une décision de placement en rétention en date du 01/07/2026 notifiée le 02/07/2026 à 09 h 05
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Attendu que Monsieur le Préfet requérant, régulièrement avisé, est représenté par le Cabinet CENTAURE AVOCATS du barreau de PARIS substitué par Maître Isabelle VIREMOUNEIX ;
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Attendu que la personne concernée par la requête est assistée de Me Cassandra DIDIER, avocat commis d'office, désigné par Madame le Bâtonnier du Barreau de NÎMES, qui a pris connaissance de la procédure et s'est entretenu librement avec son client ;
Attendu qu'en application de l'article L. 141-2 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile la personne étrangère présentée a déclaré au début de la procédure comprendre et savoir lire la langue arabe et a donc été entendue avec l'assistance d'un interprète en cette langue, Monsieur [F] [M]
- ayant préalablement prêté serment ;
- inscrit sur une des listes des experts de la Cour d'Appel
DEROULEMENT DES DEBATS
La personne étrangère déclare: je ne parle pas du tout français. Remettez moi en liberté
Me [H] [Y] ne soulève aucune nullité de procédure ;
Sur le fond, le représentant de la Préfecture : il a été condamné à de multiples reprises, notemment pour fournitures d'identité imaginaire. il n'a jamais déféré à l'interdiction du territoire. Il n'a pas respecté une précédente assignation à résidence, il constitue un trouble et une menace à l ordre public, il n'a pas de garanties, pas de logement, pas de revenus, il dit vouloir repartir en espagne, mais n'en justifie pas, des diligences ont été faites vers l'algérie, on compte plusieurs relances dans le dossier, l'algérie a changé sa politique, on arrive à les faire repartir désormais, donc demande la prolongation de la rétention administrative de Monsieur [Z] [O].
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Sur le fond, Me [H] [Y] plaide le non renouvellement de la rétention administrative de son client pour les motifs suivant : il y a un élément qui dérange, c'est celui de la justification de la privation de liberté. cette privation est possible que parce que il y a un éloignement possible. aujourd''hui il n y a aucune perspective d éloignement, les demandes de laisser passer sont effectués depuis le 15 janvier 2026, ça fait 6 mois qu'on attend une réponse de l'algerie.
La personne étrangère déclare : donnez moi une chance pour me remettre en liberté, j ai dejà fait un centre de rétention, de la prison