COUR D'APPEL DE NÎMES
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE NÎMES
MAGISTRAT DU SIEGE DU TRIBUNAL JUDICIAIRE DE NIMES
Requête: N° RG 26/03680 - N° Portalis DBX2-W-B7K-LVDY
ORDONNANCE DU 31 Juillet 2026 SUR LA DEMANDE DE SECONDE PROLONGATION DE RÉTENTION ADMINISTRATIVE
Nous, Aurore BOUGUERRA, vice-présidente, magistrat du siège du tribunal judiciaire de NIMES, assistée de Isabelle STERLE, Greffier, siégeant publiquement conformément à l’article L. 743-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile,
Vu les articles L. 742-1 à L. 743-25 et les articles R. 743-1 à R. 743-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
Les avis prévus par les articles R. 743-3 et R . 743-4 du CESEDA ayant été donnés par le greffier ;
Vu la requête reçue au greffe le 30 Juillet 2026 à 10 h 29 enregistrée sous le numéro N° RG 26/03680 - N° Portalis DBX2-W-B7K-LVDY présentée par Monsieur [I] DES BOUCHES DU [K] concernant
Monsieur [T] [Q]
né le 10 Janvier 1985 à [Localité 1]
de nationalité Turque ;
Vu l'arrêté préfectoral ordonnant une obligation de quitter le territoire français en date du 11/01/2024 et notifié le 18/01/2024 par voie postale ayant donné lieu à une décision de placement en rétention en date du 02/07/2026 notifiée le même jour à 14 h 50
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Attendu que Monsieur le Préfet requérant, régulièrement avisé, est représenté par le Cabinet CENTAURE AVOCATS du barreau de PARIS substitué par Maître Isabelle VIREMOUNEIX ;
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Attendu que la personne concernée par la requête est assistée de Me Cassandra DIDIER, avocat commis d'office, désigné par Madame le Bâtonnier du Barreau de NÎMES, qui a pris connaissance de la procédure et s'est entretenu librement avec son client ;
Attendu qu'en application de l'article L. 141-2 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile la personne étrangère présentée a déclaré au début de la procédure comprendre et savoir lire la langue turque et a donc été entendue avec l'assistance d'un interprète en cette langue, Monsieur [S] [M]
- ayant préalablement prêté serment ;
- inscrit sur une des listes des experts de la Cour d'Appel
DEROULEMENT DES DEBATS
La personne étrangère en présentiel déclare: oui.
Me [G] [D] ne soulève aucune nullité de procédure ;
Sur le fond, le représentant de la Préfecture : il n a pas exécuté l' OQTF, il refuse de retourner en turquie, il a fait venir sa famille de façon clandestine, sa demande d'asile a été rejetée en 2023, il n a pas fait de nouvelle demande, il refuse de repartir dans son pays, il est convoqué au tc d'aix en mars 2027 pour des faits de rebellion, il est très vague sur l'adresse à laquelle il résiderait, il n a jamais contesté le rejet de sa demande de droit d'asile, le fait que sa famille soit en france ne constitue pas une raison pour qu'il , demande la prolongation de la rétention administrative de Monsieur [T] [Q].
La personne étrangère déclare : j'habitais seul avant de faire venir sa famille et après j ai eu une autre adresse (sur attestation d'hébergement). J'ai un passeport.
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Sur le fond, Me [G] [D] plaide le non renouvellement de la rétention administrative de son client pour les motifs suivant : il n a pas de casier judiciaire, il est maçon et gagne 2500 euros par mois, il est marié et a 3 enfants qui l'ont rejoint. il a quitté la turquie car il subissait des pressions des autorités turques. Oui sa femme est sur le territoire français, elle est arrivée il y a deux mois, il a tenté de régularisé sa situation. Il a donné des justificatifs, madame a déposé une demande d'asile, l audience s'est tenue le 29/07 et il n y a pas réponse à ce jour. Je vous demande une assignation à résidence, car il y a un passeport. cettre privation de liberté n'est pas justifiée.
La personne étrangère déclare : je travaille de façon illégale, un patron voulait me déclarer mais j'ai été arrêté avant. Je suis d'accord, j aurais dû être déclaré. Je ne savais pas pour le départ prévu le 03/08.