Tribunal judiciaire, référés, 30 juillet 2026 — n° 26/00804
Synthèse de la décision
Question juridique
Peut-on étendre les opérations d'expertise à des parties non initialement visées sur le fondement de l'article 145 du code de procédure civile ?
Principe retenu
Le juge des référés peut, sur le fondement de l'article 145 du code de procédure civile, déclarer commune à une autre partie une mesure d'instruction qu'il a précédemment ordonnée, dès lors qu'il existe un motif légitime de rendre l'expertise commune à d'autres parties que celles initialement visées. L'application de l'article 145 n'implique aucun préjugé sur la responsabilité.
Faits clés
- Une expertise judiciaire a été ordonnée le 27 juin 2025, complétée le 15 octobre 2025, dans le cadre d'un litige RG n°24/01330.
- La SA ABEILLE IARD & SANTE, assureur de la SAS GRAND CONSTRUCTION, a assigné la SARL BOUMAT TP et son assureur GAN ASSURANCES pour leur rendre l'expertise opposable.
- La SARL BOUMAT TP et la SA GAN ASSURANCES ne s'opposent pas à l'extension, sous protestations et réserves.
- La SA GAN ASSURANCES a émis des réserves de garantie.
- L'ordonnance étend les opérations d'expertise à la SARL BOUMAT TP et à la SA GAN ASSURANCES.
Articles cités
Exposé du litige
Motivations de la décision
Dispositif
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une extension d'expertise ?
Sur quel fondement peut-on demander l'extension d'une expertise ?
Quelles sont les conditions pour étendre une expertise à un assureur ?
Que se passe-t-il si l'expertise est étendue ?
Qui supporte les dépens de l'instance en extension d'expertise ?
Une question similaire ? Posez-la à Justiweb
Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.
Poser ma questionGratuit pour commencer · sans engagement