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Cour d'appel, etrangers, 31 juillet 2026 — n° 26/01152

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Synthèse de la décision

Question juridique

L'administration a-t-elle satisfait à son obligation de diligences utiles pour l'exécution de la mesure d'éloignement, justifiant la prolongation de la rétention administrative ?

Principe retenu

L'administration doit justifier avoir effectué toutes les diligences utiles pour réduire au maximum la période de rétention. En l'espèce, la cour a constaté que l'administration avait accompli les diligences nécessaires, justifiant ainsi la prolongation de la rétention.

Faits clés

  • M. [R] [M], ressortissant algérien né le 23 juillet 2006, a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français le 21 juillet 2025.
  • Il s'est soustrait à l'exécution de la mesure d'éloignement, ce qui a motivé son placement en rétention administrative le 25 juillet 2026.
  • Le juge du tribunal judiciaire de Boulogne-sur-Mer a ordonné la première prolongation de la rétention pour 26 jours le 30 juillet 2026.
  • L'appelant a contesté cette prolongation en invoquant un défaut de diligences de l'administration.
  • La cour d'appel a examiné les diligences effectuées par l'administration et les a jugées suffisantes.

Articles cités

article L 741-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile article L 743-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile article L 922-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile article R 743-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile article R 743-19 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile article L 741-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile article 455 du code de procédure civile

Exposé du litige

EXPOSÉ DU LITIGE M. [R] [M], né le 23 juillet 2006 à [Localité 1] (Algérie), de nationalité algérienne, a fait l'objet d'un arrêté de placement en rétention administrative ordonné par M. le préfet de l'Oise le 25 juillet 2026 notifié le même jour à 14h55, décision rendue après sa soustraction à l'exécution de la mesure d'éloignement prise par le Préfet du Val de Marne dont il a fait l'objet le 21 juillet 2025, notifiée le même jour à 18h45 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, fixant le pays de destination de la reconduite, et lui faisant interdiction de retour sur le territoire français. Aucun recours en annulation de l'arrêté de placement en rétention administrative n'a été déposé au visa de l'article L 741-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Vu l'article 455 du code de procédure civile, Vu l'ordonnance du magistrat du siège du tribunal judiciaire de Boulogne-sur-Mer en date du 30 juillet 2026 à 12h35, ordonnant la première prolongation du placement en rétention administrative de l'intéressé pour une durée de 26 jours, notifiée le même jour à 12h55, Vu la déclaration d'appel de M. [R] [M] du 30 juillet 2026 à 15h18 sollicitant la réformation de l'ordonnance dont appel ainsi que la mainlevée du placement en rétention administrative. Au soutien de sa déclaration d'appel l'appelant soulève le nouveau moyen tiré du défaut de diligences.

Motivations de la décision

MOTIFS DE LA DÉCISION Sur les diligences de l'administration Il ressort de l'article L 741-3 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que l'administration doit justifier avoir effectué toutes les "diligences utiles" suffisantes pour réduire au maximum la période de rétention de l'étranger. Le moyen se borne à exposer des arguments juridiques généraux dépourvus de toute motivation d'espèce sans indiquer quelles carences l'appelant estime devoir soulever et n'assortit pas son moyen des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé. Le moyen ne peut donc qu'être écarté. Au surplus, le premier juge a dûment retenu que l'administration a effectué l'ensemble des diligences utiles et suffisantes en l'espèce, en ce qu'elle a sollicité la délivrance d'un laissez-passer consulaire auprès des autorités algériennes par courrier du 25 juillet 2026, transmis par courriel à 19h34 et a adressé une demande de routing auprès du pôle éloignement le 26 juillet 2026 à destination de l'Algérie. La prolongation du placement en rétention administrative de l'intéressé est justifiée au regard de l'article L742-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Conformément au droit communautaire, aucun moyen soulevé par les parties ou susceptible d'être relevé d'office ne paraît contraire à la prolongation de la rétention administrative. L'ordonnance sera confirmée. PAR CES MOTIFS DÉCLARONS l'appel recevable ; CONFIRMONS l'ordonnance entreprise ; DISONS que la présente ordonnance sera communiquée au ministère public par les soins du greffe ; DISONS que la présente ordonnance sera notifiée dans les meilleurs délais à M. [R] [M] par l'intermédiaire du greffe du centre de rétention administrative par truchement d'un interprète en tant que de besoin, à son conseil et à l'autorité administrative ;

Dispositif

LAISSONS les dépens à la charge de l'État. La greffière La conseillère A l'attention du centre de rétention, le vendredi 31 juillet 2026 Bien vouloir procéder à la notification de l'ordonnance en sollicitant, en tant que de besoin,un interprète. Le greffier N° RG 26/01152 - N° Portalis DBVT-V-B7K-W4PC REÇU NOTIFICATION DE L'ORDONNANCE DU 31 Juillet 2026 ET DE L'EXERCICE DES VOIES DE RECOURS (à retourner signé par l'intéressé au greffe de la cour d'appel de Douai par courriel - [Courriel 1]) : Vu les articles 612 et suivants du Code de procédure civile et R. 743-20 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile Pour information : L'ordonnance n'est pas susceptible d'opposition. Le pourvoi en cassation est ouvert à l'étranger, à l'autorité administrative qui a prononcé le maintien en zone d'attente ou la rétention et au ministère public. Le délai de pourvoi en cassation est de deux mois à compter de la notification. Le pourvoi est formé par déclaration écrite remise au secrétariat greffe de la Cour de cassation par l'avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation constitué par le demandeur. Reçu copie et pris connaissance le à (heure) : - M. [R] [M] - par truchement téléphonique d'un interprète en tant que de besoin - nom de l'interprète (à renseigner) : - décision transmise par courriel au centre de rétention de pour notification à M. [R] [M] le vendredi 31 juillet 2026 - décision transmise par courriel pour notification à M. [U] et à Maître [G] [O] le vendredi 31 juillet 2026 - décision communiquée au tribunal administratif de Lille - décision communiquée à M. le procureur général - copie au tribunal judiciaire Le greffier, le vendredi 31 juillet 2026 N° RG 26/01152 - N° Portalis DBVT-V-B7K-W4PC

Questions fréquentes

Qu'est-ce que l'obligation de diligences utiles de l'administration ?
L'administration doit justifier avoir effectué toutes les démarches nécessaires pour exécuter la mesure d'éloignement dans les plus brefs délais, afin de réduire au maximum la durée de la rétention. En l'espèce, la cour a estimé que ces diligences avaient été accomplies.
Puis-je contester la prolongation de ma rétention administrative ?
Oui, vous pouvez faire appel de l'ordonnance de prolongation devant le premier président de la cour d'appel ou son délégué. Dans cette affaire, l'appelant a contesté la prolongation en invoquant un défaut de diligences, mais la cour a rejeté son argument.
Quels sont les recours contre une ordonnance de prolongation de rétention ?
Vous pouvez interjeter appel dans les 24 heures suivant la notification de l'ordonnance. La cour d'appel examine alors la régularité de la procédure et le bien-fondé de la prolongation. En l'espèce, l'appel a été examiné et rejeté.
Que se passe-t-il si l'administration ne fait pas les diligences nécessaires ?
Si l'administration ne justifie pas de diligences utiles, le juge peut ordonner la mainlevée de la rétention. Dans cette affaire, la cour a constaté que les diligences étaient suffisantes, donc la prolongation a été maintenue.
Quelle est la durée maximale de la rétention administrative ?
La durée maximale de la rétention administrative est de 90 jours, renouvelable par périodes de 15 ou 26 jours selon les cas. En l'espèce, il s'agissait de la première prolongation de 26 jours.
Quels sont mes droits pendant la rétention administrative ?
Vous avez droit à l'assistance d'un avocat, d'un interprète, et à l'information sur vos droits. Vous pouvez également contester la rétention et demander l'aide juridictionnelle si nécessaire. Dans cette affaire, l'appelant a été assisté d'un avocat commis d'office et d'un interprète.
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