Cour de cassation, 1ère chambre civile, 11 mai 2017 — n° 16-12.811
Synthèse de la décision
Question juridique
Le nantissement d'un contrat d'assurance-vie interrompt-il la prescription de l'action en paiement du créancier en constituant une reconnaissance non équivoque de sa créance par le débiteur ?
Principe retenu
Le nantissement n'implique aucun acte de dépossession susceptible de manifester une reconnaissance non équivoque, par le débiteur, du droit du créancier. Le maintien du créancier en possession de la créance nantie ne constitue donc pas une reconnaissance tacite permanente interrompant la prescription de l'action en paiement.
Faits clés
- Une banque avait accordé un prêt à un débiteur.
- Le remboursement du prêt était garanti par le nantissement d'un contrat d'assurance sur la vie.
- La banque a engagé une action en paiement après l'écoulement d'un délai susceptible d'emporter prescription.
- La juridiction précédente a considéré que le maintien de la banque en possession de la créance nantie valait reconnaissance tacite du droit du créancier.
- La décision est censurée au motif que le nantissement n'emporte pas dépossession du débiteur ni reconnaissance non équivoque de la dette.
Dispositif
Exposé du litige
Motivations de la décision
Questions fréquentes
Le nantissement d'un contrat d'assurance-vie interrompt-il automatiquement la prescription ?
Le maintien de la banque en possession de la créance nantie vaut-il reconnaissance tacite de la dette ?
Pourquoi la décision précédente a-t-elle été censurée ?
Une banque peut-elle agir en paiement d'un prêt garanti par une assurance-vie malgré l'écoulement du délai ?
Le nantissement d'une assurance-vie implique-t-il que le débiteur reconnaît sa dette ?
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