Cour de cassation, chambre sociale, 15 janvier 2014 — n° 12-18.075
Synthèse de la décision
Question juridique
Un accord collectif peut-il fixer le seuil de déclenchement des heures supplémentaires au-delà de la durée légale annuelle de 1 600 heures, puis de 1 607 heures, et être opposé au salarié ?
Principe retenu
Un accord collectif de branche ou d'entreprise ne peut fixer un seuil annuel de déclenchement des heures supplémentaires supérieur à la durée légale annuelle applicable, soit 1 600 heures puis 1 607 heures. Une telle stipulation est inopposable au salarié, même si elle résulte d'un accord de branche étendu et repris par un accord d'entreprise.
Faits clés
- La société Gasquet Entreprise était soumise à la convention collective nationale des travaux publics du 15 décembre 1992.
- Un accord de branche du 6 novembre 1998 avait fixé la durée annuelle du travail à 1 645 heures.
- Un accord d'entreprise du 21 décembre 2000 avait modifié la période de modulation, du 1er janvier-31 décembre au 1er mai-30 avril.
- L'employeur a calculé les heures supplémentaires au-delà de 1 645 heures par an, puis au-delà de 1 652 heures après l'instauration de la journée de solidarité.
- Mme X a demandé des rappels de salaire pour les heures accomplies au-delà de 1 600 puis 1 607 heures entre 2003 et le 30 avril 2008.
Articles cités
Dispositif
Questions fréquentes
Quel seuil devait déclencher le paiement des heures supplémentaires ?
Pourquoi l'accord de branche fixant 1 645 heures n'a-t-il pas été retenu ?
Quel était l'effet de l'accord d'entreprise du 21 décembre 2000 ?
La salariée a-t-elle obtenu immédiatement le rappel de salaire demandé ?
Quelles conséquences financières étaient demandées ?
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