Cour d'appel, rétention administrative, 1 mai 2026 — n° 26/00715
Synthèse de la décision
Question juridique
L'appel formé par la Préfecture des Bouches du Rhône contre l'ordonnance de mise en liberté est-il devenu sans objet suite à l'annulation de l'arrêté préfectoral ?
Principe retenu
L'appel devient sans objet lorsque la décision contestée est annulée par une juridiction administrative, entraînant le désistement de l'appel. La cour d'appel doit constater ce désistement et se dessaisir.
Faits clés
- Un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire a été pris le 24 avril 2026.
- Monsieur [B] [H] a été placé en rétention administrative le 24 avril 2026.
- Le tribunal administratif de Nice a annulé l'arrêté préfectoral le 28 avril 2026.
- La Préfecture des Bouches du Rhône a interjeté appel le 29 avril 2026.
- L'appel a été déclaré sans objet suite à l'annulation de l'arrêté préfectoral.
Articles cités
article L 740-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile
Dispositif
Constatons le désistement de l'appel formé par le Préfet des Bouches du Rhône enregistré au greffe le 29 avril 2026 à l'encontre de l'ordonnance du Magistrat du siège du tribunal judiciaire chargé du contrôle des mesures privatives et restrictives de libertés de NICE en date du 28 Avril 2026 ainsi que le dessaissement de la cour d'appel,
Les parties sont avisées qu'elles peuvent se pourvoir en cassation contre cette ordonnance dans un délai de 2 mois à compter de cette notification, le pourvoi devant être formé par déclaration au greffe de la Cour de cassation, signé par un avocat au conseil d'Etat ou de la Cour de cassation.
La greffière La présidente
COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE
Chambre 1-11, Rétentions Administratives
Palais Verdun , bureau 443
Téléphone : [XXXXXXXX01] - [XXXXXXXX02] - [XXXXXXXX03]
Courriel : [Courriel 1]
Aix-en-Provence, le 01 Mai 2026
À
- PREFECTURE DES BOUCHES DU RHONE
- Monsieur le procureur général
- Monsieur le directeur du centre de rétention administrative de [Localité 2]
- Monsieur le directeur de greffe du Tribunal Judiciaire de
Magistrat du siège du tribunal judiciaire chargé du contrôle des mesures privatives et restrictives de libertés de NICE
- Maître Aziza DRIDI
- Monsieur [B] [H]
- Cabinet CENTAURE
N° RG : N° RG 26/00715 - N° Portalis DBVB-V-B7K-BPZQZ
NOTIFICATION D'UNE ORDONNANCE
J'ai l'honneur de vous notifier l'ordonnance, ci-jointe, rendue le 01 Mai 2026, suite à l'appel interjeté par PREFECTURE DES BOUCHES DU RHONE à l'encontre concernant Monsieur [B] [H].
Je vous remercie de m'accuser réception du présent envoi.
La greffière
VOIE DE RECOURS
Vous pouvez vous pourvoir en cassation contre cette ordonnance dans un délai de 2 mois à compter de cette notification, le pourvoi devant être formé par déclaration au greffe de la Cour de cassation.
Exposé du litige
PROCÉDURE ET MOYENS
Vu les articles L 740-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ;
Vu l'arrêté portant obligation de quitter le territoire national pris le 24 avril 2026 par la Préfecture des Bouches du Rhône, notifié le même jour à 14h05 ;
Vu la décision de placement en rétention prise le 24 avril 2026 par la Préfecture des Bouches du Rhône, notifiée le même jour à 14h15 ;
Vu l'ordonnance du 28 Avril 2026 rendue par le Magistrat du siège du tribunal judiciaire chargé du contrôle des mesures privatives et restrictives de libertés de NICE ordonnant la mise en liberté ;
Vu l'appel interjeté le 29 Avril 2026 par la Préfecture des Bouches du Rhône ;
Vu le mail de Maître [D] reçu augreffe le 30 avril 2026 notifiant à la cour la décision du tribunal administratif de Nice du 28 avril 2026 d'annulation de l'arrêté préfectoral du 24 avril 2026 par lequel le Préfet des Bouches du Rhône a pris à l'encontre de M. [H] une obligation de quitter le territoire français sans délai, indiquant que l'appel est donc devenu sans objet ;
Vu la décision du tribunal administratif de Nice du 28 avril 2026 d'annulation de l'arrêté préfectoral du 24 avril 2026 par lequel le Préfet des Bouches du Rhône a pris à l'encontre de M. [H] une obligation de quitter le territoire français sans délai, faisant notament injonction au préfet des Bouches du Rhône de procéder au réexamen de la situation de M. [H], de procédurer à l'effacement de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Shengen ;
Vu les observations du Préfet des Bouches du Rhône adressées au greffe par mail du 30 avril 2026, selon lesquelles l'appel est devenu sans objet du fait de la décision d'annulation de l'OQTF et informant la cour qu'il se désiste de son appel ;
Monsieur [B] [H] n'a pas comparu et son avocat n'a pas comparu compte tenu de l'évolution du dossier.
Motivations de la décision
MOTIFS DE LA DÉCISION
Il y a lieu de constater que l'appel est devenu sans objet suite à la décision du tribunal administratif de Nice du 28 avril 2026 d'annulation de l'arrêté préfectoral du 24 avril 2026 faisant obligation de quitter le territoire français, de constater le désistement de l'appel du Préfet des Bouches du Rhône enregistré au greffe le 29 avril 2026 à l'encontre de l'ordonnance du Magistrat du siège du tribunal judiciaire chargé du contrôle des mesures privatives et restrictives de libertés de NICE en date du 28 Avril 2026 ainsi que le dessaissement de la cour d'appel.
PAR CES MOTIFS
Statuant publiquement, par ordonnance réputée contradictoire, en dernier ressort, après débats en audience publique,
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