MOTIFS DE LA DÉCISION
En application des dispositions de l’article 472 du Code de Procédure Civile, si le défendeur ne comparaît pas, il est néanmoins statué sur le fond. Le Juge ne fait droit à la demande que dans la mesure où il l’estime régulière, recevable et bien fondée.
Sur la demande principale
En vertu de l’article 1194 du Code civil, les contrats obligent non seulement à ce qui y est exprimé, mais encore à toutes les suites que leur donnent l'équité, l'usage ou la loi.
En vertu de l’article 1217 du même Code, la partie envers laquelle l'engagement n'a pas été exécuté, ou l'a été imparfaitement, peut :
- refuser d'exécuter ou suspendre l'exécution de sa propre obligation ;
- poursuivre l'exécution forcée en nature de l'obligation ;
- obtenir une réduction du prix ;
- provoquer la résolution du contrat ;
- demander réparation des conséquences de l'inexécution.
Les sanctions qui ne sont pas incompatibles peuvent être cumulées ; des dommages et intérêts peuvent toujours s'y ajouter.
En vertu de l’article 1231-1 du Code civil, le débiteur est condamné, s'il y a lieu, au paiement de dommages et intérêts soit à raison de l'inexécution de l'obligation, soit à raison du retard dans l'exécution, s'il ne justifie pas que l'exécution a été empêchée par la force majeure.
En l’espèce, Monsieur [T] [H] a été sollicité par Monsieur [Y] [Q] pour l’entretien d’un véhicule.
Le 1er décembre 2023, un devis n°DE0245 a été émis d’un montant total de 2 234,88 euros.
Celui-ci a été accepté par Monsieur [Y] [Q], qui n’a réglé que la somme de 400,00 euros de la facture émise le 8 décembre 2023.
La somme de 1 834.88 euros reste à devoir.
Aucune réserve n’a émise par Monsieur [Y] [Q] quant à la matérialité des réparations effectuées ou quant à leur qualité.
Monsieur [T] [H] a adressé à Monsieur [Y] [Q], une mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception le 28 juin 2024 (présentée le 1er juillet 2024) puis plusieurs courriers de rappel le 18 septembre 2024, 30 janvier et 22 mai 2025. Ceux-ci sont restés sans réponses.
Monsieur [T] [H] justifie avoir en vain saisi un conciliateur de justice, Monsieur [A] [K], Monsieur [Y] [Q] ne s’étant pas présenté à la réunion de conciliation.
La créance de Monsieur [T] [H] est certaine, liquide et exigible.
Il convient de condamner Monsieur [Y] [Q] à payer à Monsieur [T] [H] la somme de 1 834,88 euros au titre du solde dû, assortie des intérêts de retard à compter du 1er juillet 2024.
Sur la demande de paiement des frais et accessoires
En vertu des articles 1103 et 1104 du Code Civil, les contrats légalement formés tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faits. Ils doivent être négociés, formés et exécutés de bonne foi.
Le devis passé entre Monsieur [T] [H] et Monsieur [Y] [Q] précise: “qu’en cas de retard de paiement, une pénalité égale à 3 fois le taux d’intérêt légal sera exigible (Arrêté du 26 décembre 2021 - article L 441-10 du Code de commerce).
Pour les professionnels, une indemnité forfaitaire de 40€ pour frais de recouvrement sera exigible (article D. 441-5 du Code de commerce).”
Il convient en l’espèce de dire que le solde exigible sera assorti de l’intérêt au taux légal majoré de 3 point à compter du 1er JUILLET 2024 et que le débiteur sera tenu au paiement d’une indemnité de 40,00 euros.
Conformément aux dispositions de l’article 1343-2 du Code Civil les intérêts échus dus au moins pour une année entière, produisent intérêt si le contrat l’a prévu ou si une décision de justice le précise.
En l’espèce le requérant a sollicité la capitalisation des intérêts et aucun élément du dossier ne justifie d’écarter cette disposition qui sera dès lors appliquée.
Sur l'exécution provisoire
En application des dispositions de l’article 539 du Code de Procédure Civile le délai d’appel et d’opposition ainsi que le recours exercé dans le délai est suspensif.
En application des dispositions de l’article 579 du Code de Procédure Civile le pourvoi en Cassation, voie extraordinaire de recours, et le délai ouvert pour l’exercer ne sont pas suspensifs d’exécution si la loi n’en dispose pas autrement.
En application des dispositions de l’article L 111-11 du Code des Procédures Civiles d’Exécution sauf dispositions contraires, le pourvoi en cassation en matière civile n'empêche pas l'exécution de la décision attaquée.
En l’espèce le présent jugement étant rendu en dernier ressort par défaut est susceptible d’opposition. Il n’y a donc pas lieu d’en constater ou ordonner l’execution provisoire.
Sur la demande en paiement formulée au titre de l'article 700 du Code de procédure Civile
Par application des dispositions de l'article 700 du Code de Procédure Civile, le juge condamne la partie qui succombe à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. La décision tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée.
Il paraît équitable en l'espèce d'allouer à Monsieur [T] [H] une somme de 1 200,00 euros au titre de l'article 700 pour les frais exposés et non compris dans les dépens.
En application des dispositions de l’article 696 du Code de Procédure Civile, le paiement des entiers dépens sera mis à la charge de Monsieur [Y] [Q].