Cour d'appel, chambre 1 section 3, 18 juin 2026 — n° 23/01079
Synthèse de la décision
Question juridique
Les primes versées sur un contrat d'assurance-vie souscrit par le défunt au profit de son partenaire de PACS sont-elles manifestement excessives et doivent-elles être rapportées à la succession ?
Principe retenu
Les primes versées sur un contrat d'assurance-vie ne sont rapportables à la succession que si elles sont manifestement excessives au regard des facultés du souscripteur. Le caractère excessif s'apprécie au moment du versement, en tenant compte de l'âge, de la situation patrimoniale et familiale du souscripteur, ainsi que de l'utilité du contrat.
Faits clés
- M. [D] [H] est le fils unique de [P] [H], décédée le [Date décès 1] 2020.
- [P] [H] était pacsée avec M. [O] [I] depuis 2011.
- Elle a souscrit un contrat d'assurance-vie le 29 juillet 2011, désignant M. [I] comme bénéficiaire.
- Les primes totales versées s'élèvent à 152 000 euros, dont 130 000 euros versés en 2011.
- Au moment du versement, [P] [H] était âgée de 49 ans, sans enfant à charge, et disposait d'un patrimoine important (maison, comptes, assurance-vie).
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Les primes d'assurance-vie versées par le défunt à son partenaire de PACS doivent-elles être rapportées à la succession ?
Qu'est-ce qu'une prime manifestement excessive ?
Puis-je contester le bénéfice d'une assurance-vie en tant qu'héritier réservataire ?
Le partenaire de PACS est-il protégé par l'assurance-vie ?
Quels sont les recours si les primes d'assurance-vie sont excessives ?
L'assurance-vie échappe-t-elle toujours aux droits de succession ?
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