Cour d'appel, 1re chambre sociale, 1 juillet 2026 — n° 24/03358
Synthèse de la décision
Question juridique
La rupture de la période d'essai par l'employeur peut-elle être considérée comme vexatoire en raison de propos dénigrants publiés sur un réseau professionnel interne ?
Principe retenu
La rupture de la période d'essai est libre mais ne doit pas être abusive ni vexatoire. Le caractère vexatoire suppose des circonstances humiliantes ou dénigrantes causant un préjudice moral. Des propos dénigrants tenus publiquement par l'employeur sur un réseau professionnel interne constituent des circonstances vexatoires ouvrant droit à dommages et intérêts.
Faits clés
- Salarié engagé le 8 février 2022 comme négociateur immobilier-VRP non cadre
- Période d'essai de trois mois
- Rupture notifiée le 14 février 2022, effet au 15 février 2022
- Le président de la société a publié sur le réseau des consultants de l'entreprise la décision de rompre la période d'essai
- Publication accompagnée de propos dénigrants : « cette personne n'avait pas la lumière à tous les étages »
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une rupture vexatoire de période d'essai ?
Puis-je obtenir des dommages et intérêts si mon employeur a rompu ma période d'essai en tenant des propos humiliants ?
Quelle est la différence entre rupture abusive et rupture vexatoire de période d'essai ?
L'employeur peut-il librement rompre la période d'essai sans motif ?
Que faire si mon employeur a publié des propos dénigrants à mon sujet sur le réseau interne de l'entreprise ?
Quel montant de dommages et intérêts puis-je espérer pour une rupture vexatoire de période d'essai ?
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