Cour d'appel, 8ème ch prud'homale, 17 juin 2026 — n° 23/00460
Synthèse de la décision
Question juridique
La rupture de la période d'essai par l'employeur est-elle abusive lorsque celui-ci revient sur une première notification de rupture et en notifie une seconde, et que la clause de non-concurrence est nulle faute de contrepartie financière ?
Principe retenu
La rupture de la période d'essai par l'employeur n'est pas abusive dès lors qu'elle est régulière et que l'employeur a respecté le délai de prévenance. La nullité d'une clause de non-concurrence pour absence de contrepartie financière ouvre droit pour le salarié qui l'a respectée à une indemnisation du préjudice subi du fait de la restriction de sa liberté d'exercice professionnel.
Faits clés
- Salarié engagé en CDI le 10 mars 2020 avec période d'essai de 4 mois renouvelable
- Période d'essai prolongée de 4 mois en raison du chômage partiel lié à la crise sanitaire
- Première notification de rupture de période d'essai le 23 décembre 2020, annulée par l'employeur
- Seconde notification de rupture le 14 janvier 2021, avec respect du délai de prévenance de 6 semaines
- Clause de non-concurrence nulle pour absence de contrepartie financière
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Mon employeur peut-il rompre ma période d'essai puis revenir sur sa décision et la rompre à nouveau ?
Quels sont mes droits si mon employeur met fin à ma période d'essai sans respecter le délai de prévenance ?
La clause de non-concurrence dans mon contrat est nulle, puis-je demander des dommages et intérêts ?
Que faire si mon employeur rompt ma période d'essai de manière abusive ?
Quelle indemnité puis-je obtenir pour une clause de non-concurrence nulle ?
Le respect d'une clause de non-concurrence nulle donne-t-il droit à une compensation ?
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