Cour d'appel, etrangers, 23 juin 2026 — n° 26/00598
Synthèse de la décision
Question juridique
L'appel de la préfecture contre une ordonnance de remise en liberté est-il sans objet lorsque l'étranger a été assigné à résidence après sa libération ?
Principe retenu
L'appel formé par la préfecture contre une ordonnance ordonnant la remise en liberté d'un étranger retenu devient sans objet si, entre-temps, l'étranger a été assigné à résidence par la même autorité administrative, la mesure de rétention ayant pris fin.
Faits clés
- M. [Y] [C], ressortissant algérien, a fait l'objet d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français le 22 mai 2026.
- Il a été placé en rétention administrative le 29 mai 2026.
- Le 21 juin 2026, le juge délégué de Toulouse a ordonné sa remise en liberté pour irrégularité de la procédure.
- La préfecture des Bouches-du-Rhône a interjeté appel le 22 juin 2026.
- Entre-temps, le 21 juin 2026, la préfecture a pris une décision d'assignation à résidence à compter de la libération.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Que se passe-t-il si la préfecture fait appel d'une décision de remise en liberté mais que l'étranger est déjà assigné à résidence ?
Qu'est-ce qu'un appel sans objet en matière de rétention administrative ?
Puis-je être libéré du centre de rétention puis assigné à résidence ?
Quels sont les recours contre une assignation à résidence après une rétention ?
La préfecture peut-elle contester une décision de remise en liberté si elle a déjà pris une assignation à résidence ?
Qu'est-ce que l'article 700 du code de procédure civile dans ce contexte ?
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