Cour d'appel, retentions, 16 juin 2026 — n° 26/04651
Synthèse de la décision
Question juridique
Le moyen tiré de l'insuffisance des diligences de l'administration pour organiser l'éloignement durant les quatre premiers jours de rétention constitue-t-il une circonstance nouvelle de fait ou de droit justifiant la mainlevée de la rétention ?
Principe retenu
L'insuffisance des diligences de l'administration durant les quatre premiers jours de rétention ne constitue pas une circonstance nouvelle de fait ou de droit justifiant la mainlevée de la rétention, dès lors que l'administration a engagé des diligences dès le placement et que le délai de 96 heures ne permettait pas d'autres diligences utiles.
Faits clés
- Obligation de quitter le territoire français notifiée le 10 juin 2026
- Placement en rétention administrative le 10 juin 2026
- Requête en prolongation déposée par le préfet le 14 juin 2026
- Appel interjeté le 15 juin 2026 par l'étranger
- L'étranger ne dispose pas d'un passeport valable
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
L'insuffisance de diligences de la préfecture pendant les 4 premiers jours de rétention est-elle un motif de libération ?
Qu'est-ce qu'une circonstance nouvelle en matière de rétention administrative ?
Combien de temps la préfecture a-t-elle pour organiser mon départ avant de demander la prolongation de ma rétention ?
Puis-je faire appel de l'ordonnance de prolongation de ma rétention ?
Que faire si je pense que la préfecture n'a pas fait les diligences nécessaires pour mon éloignement ?
Qu'est-ce qu'un appel sans audience en matière de rétention administrative ?
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