Cour d'appel, chambre 4-4, 25 juin 2026 — n° 22/01687
Synthèse de la décision
Question juridique
La résiliation judiciaire du contrat de travail peut-elle être prononcée aux torts de l'employeur en raison de manquements tels que le non-paiement d'heures supplémentaires et le travail dissimulé ?
Principe retenu
La résiliation judiciaire du contrat de travail peut être prononcée aux torts de l'employeur lorsque celui-ci commet des manquements suffisamment graves empêchant la poursuite du contrat. En l'espèce, le non-paiement d'heures supplémentaires et le travail dissimulé constituent des manquements graves justifiant la résiliation judiciaire, laquelle produit les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse.
Faits clés
- M. [L] a été engagé en 2010 comme responsable d'exploitation, contrat transféré à la société [1] en 2018.
- Il a été placé en arrêt maladie pour burn-out à compter du 5 juillet 2019.
- Le 17 janvier 2020, il a saisi le conseil de prud'hommes pour obtenir la résiliation judiciaire.
- Le médecin du travail a déclaré le salarié inapte le 31 janvier 2022 avec impossibilité de reclassement.
- L'employeur a notifié un licenciement pour inaptitude le 24 février 2022.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce que la résiliation judiciaire du contrat de travail ?
Quels manquements de l'employeur ont été retenus dans cette affaire ?
Que se passe-t-il si l'employeur licencie le salarié pour inaptitude après que celui-ci a demandé la résiliation judiciaire ?
Quelles indemnités le salarié a-t-il obtenues ?
Le burn-out du salarié a-t-il été pris en compte ?
Quels sont les effets de la résiliation judiciaire sur le chômage ?
Une question similaire ? Posez-la à Justiweb
Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.
Poser ma questionGratuit pour commencer · sans engagement