Cour d'appel, retentions, 3 juillet 2026 — n° 26/05245
Synthèse de la décision
Question juridique
L'absence de diligences suffisantes de l'administration pour organiser l'éloignement pendant les 96 premières heures de rétention constitue-t-elle une circonstance nouvelle justifiant la mainlevée de la rétention ?
Principe retenu
En application de l'article L. 743-23 alinéa 2 du CESEDA, le juge peut rejeter un appel sans audience lorsque les éléments invoqués ne permettent pas de justifier qu'il soit mis fin à la rétention et qu'aucune circonstance nouvelle de fait ou de droit n'est survenue depuis le placement en rétention. Le moyen tiré de l'insuffisance des diligences de l'administration durant les premiers jours ne constitue pas une circonstance nouvelle s'il n'a pas été soulevé en première instance et si l'administration a engagé des diligences dès le lendemain du placement.
Faits clés
- Obligation de quitter le territoire français notifiée le 27 juin 2026
- Placement en rétention administrative le même jour
- Prolongation de la rétention ordonnée par le juge le 1er juillet 2026
- Appel interjeté le 2 juillet 2026
- Moyen d'appel : absence de diligences de la préfecture pendant les 96 premières heures
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une circonstance nouvelle dans le cadre d'une rétention administrative ?
Puis-je contester ma rétention en appel si je n'ai pas soulevé le moyen en première instance ?
Quelles diligences l'administration doit-elle accomplir pendant les premiers jours de rétention ?
Que se passe-t-il si l'administration ne fait pas assez de diligences pendant la rétention ?
Mon appel peut-il être rejeté sans audience ?
Qu'est-ce qu'un laissez-passer consulaire et pourquoi est-il important ?
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