EXPOSE DU LITIGE
Par mise en demeure du 11 septembre 2024 émise par France Travail, M. [Z] [T] s'est vu réclamer le remboursement d'un trop perçu pour un montant total de 8.167,3 0€ au tire du versement indu de l'allocation de retour à l'emploi pour la période du 14 mars 2020 au 31 décembre 2020 en raison d'une activité salariée et 252,98€ pour la période du 13 mars 2023 au 31 mars 2023 pour cumul avec l'indemnisation déjà servie par la Sécurité sociale pour son arrêt maladie.
Cette somme n'ayant pas été remboursée dans le délai imparti, France Travail a fait signifier le 12 décembre 2024 par commissaire de justice une contrainte à M. [T], pour un montant totale de 8.431,60 €, outre les frais, soit 8.620,37 €.
M. [T] a contesté cette contrainte par requête en opposition datée du 20 décembre 2024 reçue au tribunal judiciaire de Nantes le 23 décembre 2024.
Par jugement du 25 avril 2025, le tribunal judiciaire a :
- débouté M. [T] de son opposition à contrainte,
- reçu France Travail en ses demandes,
- condamné M. [T] [Z] à payer à France Travail la somme totale de 8.431,60 €, correspondant :
* pour la somme de 8.167,30 €, à l'allocation d'aide au retour à l'emploi indûment perçue pour la période allant du 14 mars 2020 au 31 décembre 2020,
* pour la somme de 258,64 €, à l'allocation d'aide au retour à l'emploi indûment perçue pour la période allant du 13 mars 2023 au 31 mars 2023,
- condamné M. [T] aux dépens.
Par déclaration reçue au greffe le 26 septembre 2025, M. [T] a interjeté appel de tous les chefs de ce jugement.
Vu les conclusions d'incident du 24 décembre 2025, par lesquelles M. [T] a saisi le conseiller de la mise en état, en formulant les demandes suivantes :
- infirmer le jugement du tribunal judiciaire de Nantes du 25 avril 2025 en ce qu'il a :
* débouté M. [Z] [T] de son opposition à contrainte,
* reçu France Travail en ses demandes,
* condamné M. [T] à payer à France Travail la somme totale de 8431,60 €
* condamné M. [Z] [T] aux dépens,
Statuant à nouveau,
À titre principal,
- dire nulle et de nul effet la contrainte signifiée à M. [T] le 12 décembre 2024 pour un montant de 8431,60 € outre les frais, soit 8.620,37 € en l'absence de mise en demeure préalable valablement délivrée,
- débouter en conséquence France Travail de l'intégralité de ses demandes, fins et conclusions,
À titre subsidiaire,
- déclarer prescrite la demande de France Travail à hauteur de 8.167,30 € correspondant à l'Allocation Retour à l'Emploi versée à M. [T] pour la période du 14 mars 2020 au 31 décembre 2020,
- débouter en conséquence France Travail de l'intégralité de ses demandes, fins et conclusions y afférent,
À titre infiniment subsidiaire,
- déclarer prescrite la demande de France Travail à hauteur de 6174,62 € correspondant à l'Allocation Retour à l'Emploi versée à M. [Z] [T] pour la période du 14 mars 2020 au 30 septembre 2020 ;
- débouter en conséquence France Travail de l'intégralité de ses demandes, fins et conclusions y afférent,
En tous les cas,
- condamner France Travail à verser à M. [T] la somme de 2.000 € au titre de l'article 700 du code de procédure civile,
- condamner France Travail aux entiers dépens de l'instance,
- débouter France Travail de toute demandes plus amples ou contraires.
Vu les dernières conclusions d'incident devant le conseiller de la mise en état de M. [Z] [T], transmises au greffe et notifiées le 22 avril 2026, auxquelles il est renvoyé pour l'exposé détaillé et aux termes desquelles, celui-ci reprend exactement les mêmes prétentions que ses conclusions initiales,
Vu les dernières conclusions d'incident de France Travail anciennement Pôle Emploi, transmises au greffe et notifiées le 9 mars 2026, concluant au débouté de M. [T] et à sa condamnation à lui payer la somme de 1.500 € au titre des frais irrépétibles, outre les dépens, auxquelles il est renvoyé pour l'exposé détaillé,