Cour d'appel, retentions, 9 juillet 2026 — n° 26/05399
Synthèse de la décision
Question juridique
L'absence de diligences suffisantes de l'administration pendant les quatre premiers jours de rétention justifie-t-elle la mainlevée de la rétention administrative ?
Principe retenu
L'article L. 743-23 alinéa 2 du CESEDA permet au premier président ou son délégué de rejeter l'appel sans audience lorsque les éléments invoqués ne permettent manifestement pas de justifier qu'il soit mis fin à la rétention. Le faible délai de moins de 96 heures avant la saisine du juge ne permet pas à l'autorité préfectorale d'engager d'autres diligences utiles que celles déjà justifiées.
Faits clés
- M. [W] [O], ressortissant tunisien, a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sans délai avec interdiction de retour de trois ans le 3 juillet 2026.
- Il a été placé en rétention administrative le 3 juillet 2026.
- Le juge du tribunal judiciaire de Lyon a prolongé la rétention pour 26 jours le 7 juillet 2026.
- M. [O] a interjeté appel le 8 juillet 2026, invoquant l'absence de diligences de la préfecture pour organiser son départ pendant les quatre premiers jours.
- La préfecture a justifié avoir effectué des demandes d'identification auprès des autorités marocaines, algériennes et tunisiennes dès le 2 juillet 2026.
Articles cités
Dispositif
Exposé du litige
Motivations de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce que l'article L. 743-23 du CESEDA permet au juge de faire ?
Quelles diligences la préfecture doit-elle accomplir pendant les premiers jours de rétention ?
Puis-je obtenir la mainlevée de ma rétention si la préfecture n'a pas fait assez de démarches ?
Qu'est-ce qu'une circonstance nouvelle de fait ou de droit en matière de rétention ?
Mon appel contre la prolongation de rétention peut-il être rejeté sans audience ?
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