Tribunal judiciaire, retention administrative, 30 juillet 2026 — n° 26/03605
Synthèse de la décision
Question juridique
La préfecture a-t-elle accompli les diligences nécessaires pour l'éloignement d'un étranger en rétention, justifiant une seconde prolongation de la rétention ?
Principe retenu
L'administration doit exercer toutes les diligences nécessaires pour permettre l'éloignement de l'étranger pendant sa rétention. En l'espèce, la préfecture n'a pas saisi le consulat algérien d'une demande de laissez-passer, ce qui constitue une diligence insuffisante. Par conséquent, la prolongation de la rétention est rejetée.
Faits clés
- Monsieur [J] [T], de nationalité marocaine, a été placé en rétention administrative.
- Une première prolongation de la rétention a été ordonnée le 5 juillet 2026, confirmée en appel le 7 juillet 2026.
- La préfecture a informé le consulat algérien du placement en rétention par courriel du 30 juin, indiquant qu'une demande de laissez-passer serait adressée.
- Le 1er juillet, la préfecture de police de Paris a placé l'intéressé sur une liste d'attente pour des auditions consulaires.
- Aucune demande de laissez-passer n'a été effectivement adressée au consulat algérien.
Articles cités
Exposé du litige
Motivations de la décision
Dispositif
Questions fréquentes
Quelles sont les obligations de la préfecture pendant la rétention administrative ?
Que se passe-t-il si le consulat n'est pas saisi d'une demande de laissez-passer ?
Puis-je être libéré si la préfecture ne fait pas les démarches nécessaires ?
Qu'est-ce qu'une audition consulaire et pourquoi est-elle importante ?
Quel est le délai pour faire appel d'une ordonnance de prolongation ?
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