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Accès au chômage pour s'occuper d'un enfant MDPH après 4 ans d'emploi Droit social

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Ma femme souhaite obtenir son chômage pour s occuper de son enfant handicapé reconnu MDPH est ce possible ça fait 4 ans qu elle travail dans son entreprise?
Oui, **c’est possible dans certains cas**, mais **pas “automatiquement”** : pour toucher le chômage (ARE), il faut soit une **perte involontaire d’emploi**, soit une situation **assimilée** (notamment certaines **démissions dites “légitimes”** ou une **rupture conventionnelle**). Le cœur du sujet est donc : **comment quitter l’entreprise sans perdre le droit à l’allocation**. Base générale du droit au revenu de remplacement : [Article L5421-1 du Code du travail](https://www.google.com/search?q=Article%20L5421-1%20Code%20du%20travail) ; principe d’ouverture du droit à l’allocation d’assurance en cas de privation involontaire/assimilée : [Article L5424-1 du Code du travail](https://www.google.com/search?q=Article%20L5424-1%20Code%20du%20travail). ## 1) Le verdict (avec options concrètes) ### Option A — **La plus “sûre”** : négocier une **rupture conventionnelle** - **Probabilité d’obtenir l’ARE : très élevée** (si rupture conventionnelle homologuée + conditions d’affiliation remplies). - **Avantage** : évite le risque “démission = pas de chômage”. - **Timing** : en pratique **3 à 6 semaines** (signature + délai de rétractation + homologation). - **Argent (repère)** : indemnité spécifique au moins égale à l’indemnité légale de licenciement ; très souvent **négociable** (souvent entre **0,5 et 3 mois de salaire brut** en plus du minimum, selon ancienneté, contexte, intérêt de l’employeur). *(Je ne peux pas chiffrer plus finement sans son salaire brut et son ancienneté exacte au mois près.)* ### Option B — **Démission pour s’occuper de l’enfant handicapé** : possible, mais **à sécuriser** - Il existe des **démissions “légitimes”** pouvant ouvrir droit à l’ARE, et le fait de devoir s’occuper d’un proche (notamment enfant) peut parfois entrer dans des cadres reconnus **selon les conditions et preuves** (notamment si la situation impose réellement la cessation d’activité et qu’il n’y a pas d’alternative compatible). - **Risque** : si Pôle emploi/France Travail ne retient pas le caractère “légitime”, elle peut être **refusée** au départ (avec possibilité de réexamen plus tard selon le parcours). => **Stratégiquement**, je recommande rarement de “partir en démission directe” sans avoir bétonné le dossier et/ou sans solution de repli. ### Option C — Si elle quitte sans ARE : recours possible à l’**ASS** (allocation de solidarité spécifique) - Mais **seulement** si elle a **épuisé ses droits ARE** et respecte des conditions d’activité et de ressources. [Article L5423-1 du Code du travail](https://www.google.com/search?q=Article%20L5423-1%20Code%20du%20travail) Donc ce n’est **pas** une solution “immédiate” si elle n’a pas eu l’ARE avant. ## 2) La stratégie “gagnante” (ce que l’employeur va faire / comment le convaincre) ### Pourquoi la rupture conventionnelle est souvent la meilleure voie L’employeur n’a **pas intérêt** à gérer une démission conflictuelle, des arrêts, une désorganisation, etc. Votre levier est **humain + organisationnel** : - dossier MDPH / contraintes de prise en charge, - proposition d’une **sortie propre** (préavis aménagé, passation, formation d’un remplaçant), - calendrier clair. **Phrase-type (efficace et apaisée)** : “Compte tenu de la situation de handicap de notre enfant reconnu MDPH et des contraintes d’accompagnement, je ne peux plus tenir le poste durablement. Je souhaite qu’on organise une sortie propre par rupture conventionnelle, avec une passation complète.” ## 3) Les preuves à réunir (sans preuve, pas de droit) Pour sécuriser soit une rupture conventionnelle (négociation) soit une démission “justifiée”, constituez un dossier : - **Notification MDPH** (RQTH / AEEH / orientation / taux, selon votre cas), - éléments médicaux / paramédicaux **sur la nécessité de la présence** (certificat, rendez-vous récurrents, prises en charge), - attestations/logistique : horaires de soins, trajets, impossibilité de garde adaptée, - échanges écrits avec l’employeur demandant **aménagements** (horaires, télétravail, temps partiel) et réponses (acceptation/refus). Objectif : montrer que **vous avez tenté des solutions** avant de rompre. ## 4) Plan d’action (simple, en 7 jours) 1) **Ne pas démissionner tout de suite.** 2) Préparer un dossier MDPH + contraintes (1 page synthèse + pièces). 3) Demander un entretien RH/manager pour une **rupture conventionnelle** (écrit + entretien). 4) Négocier : date de sortie + passation + indemnité. 5) Signer, laisser passer le délai de rétractation, attendre homologation. 6) S’inscrire à France Travail dès la fin du contrat et déposer le dossier ARE. 7) Si l’employeur refuse la rupture conventionnelle, on étudie la **meilleure alternative** (aménagement, temps partiel, congés possibles, ou démission sécurisée selon conditions). ## 5) Ce dont j’ai besoin pour vous donner une réponse “au cordeau” Même sans attendre, je vous donne déjà la voie la plus sûre (rupture conventionnelle). Pour chiffrer et choisir l’option la plus rentable/sécurisée, dites-moi : 1) Son contrat : **CDI ?** 2) Son **salaire brut mensuel** (approx) 3) Son ancienneté exacte (4 ans pile ou 4 ans et X mois ?) 4) L’enfant : **AEEH ? PCH ?** (si vous savez) et contraintes (soins/horaires) 5) L’employeur a-t-il déjà refusé des aménagements ? Si vous me répondez à ces 5 points, je vous propose une **stratégie chiffrée** (meilleur cas / probable / pire cas) et un **script de négociation** adapté à son entreprise.
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Sources officielles Légifrance

📄 Article L5421-1 du Code du travail

En complément des mesures tendant à faciliter leur reclassement ou leur conversion, les personnes aptes au travail et recherchant un emploi ont droit à un revenu de remplacement dans les conditions fixées au présent titre.

📄 Article L5423-1 du Code du travail

Ont droit à une allocation de solidarité spécifique les travailleurs privés d'emploi qui ont épuisé leurs droits à l'allocation d'assurance, qui ne satisfont pas aux conditions pour bénéficier de l'allocation des travailleurs indépendants prévue à l'article L. 5424-25 et qui satisfont à des conditions d'activité antérieure et de ressources.

📄 Article L5424-1 du Code du travail

Ont droit à une allocation d'assurance, lorsque leur privation d'emploi est involontaire ou assimilée à une privation involontaire ou en cas de cessation d'un commun accord de leur relation de travail avec leur employeur, et lorsqu'ils satisfont à des conditions d'âge et d'activité antérieure, dans les conditions prévues aux articles L. 5422-2 et L. 5422-3 : 1° Les agents fonctionnaires et non fonctionnaires de l'Etat et de ses établissements publics administratifs, les agents titulaires des collectivités territoriales ainsi que les agents statutaires des autres établissements publics administratifs ainsi que les militaires ; 2° Les agents non titulaires des collectivités territoriales et les agents non statutaires des établissements publics administratifs autres que ceux de l'Etat et ceux mentionnés au 4° ainsi que les agents non statutaires des groupements d'intérêt public ; 3° Les salariés des entreprises inscrites au répertoire national des entreprises contrôlées majoritairement par l'Etat, les salariés relevant soit des établissements publics à caractère industriel et commercial des collectivités territoriales, soit des sociétés d'économie mixte dans lesquelles ces collectivités ont une participation majoritaire ; 4° Les salariés non statutaires des chambres de métiers, des chambres d'agriculture, ainsi que les salariés des établissements et services d'utilité agricole de ces chambres ; 4° bis Les personnels des chambres de commerce et d'industrie ; 5° Les fonctionnaires de France Télécom placés hors de la position d'activité dans leurs corps en vue d'assurer des fonctions soit dans l'entreprise, en application du cinquième alinéa de l'article 29 de la loi n° 90-568 du 2 juillet 1990 relative à l'organisation du service public de la poste et des télécommunications, soit dans l'une de ses filiales ; 6° Les salariés des entreprises de la branche professionnelle des industries électriques et gazières soumis au statut national du personnel des industries électriques et gazières ; 7° Dans le cas où l'Etat ne détiendrait plus la majorité du capital de La Poste, les personnels de la société anonyme La Poste.
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