Justiweb
Se connecter Inscription gratuite
Justiweb

Aides pour un jeune de 18 ans en détention, sans ressources et chez ses parents Droit social

?
Don moi toutes les aides possibles pour un jeune de 18 ans en détention et sans ressources, et qui chez ces parents
La situation d'un jeune de 18 ans en détention, sans ressources et rattaché au foyer de ses parents, est complexe car l'incarcération suspend la plupart des aides sociales de droit commun (comme le RSA), tout en ouvrant droit à des dispositifs spécifiques au milieu fermé. Voici une analyse stratégique des aides et démarches possibles. --- ### 1. L'aide aux personnes détenues démunies (Indigence) C’est l'aide prioritaire et immédiate à solliciter à l'intérieur de l'établissement. * **Le principe :** Si le jeune dispose de moins de **50 € par mois** sur son compte nominatif (argent laissé en "cantine"), il peut être reconnu comme "indigent". * **Les aides concrètes :** * Une allocation mensuelle (environ 20 à 30 €) pour acheter des produits de première nécessité. * La gratuité du kit d'hygiène et de correspondance (timbres, enveloppes). * L'accès gratuit à la télévision. * **La source légale :** [L'article L312-3 du Code pénitentiaire](https://www.google.com/search?q=Article+L312-3+Code+p%C3%A9nitentiaire) prévoit que l'administration doit garantir aux personnes démunies les moyens de subvenir à leurs besoins élémentaires. ### 2. La protection sociale et la santé Même sans ressources, le jeune bénéficie d'une couverture santé intégrale durant sa détention. * **Prise en charge :** Les frais médicaux sont pris en charge par l'État. Il n'a pas besoin d'avancer d'argent pour les soins reçus à l'unité sanitaire de la prison. * **La source légale :** [L'article L381-30 du Code de la sécurité sociale](https://www.google.com/search?q=Article+L381-30+Code+de+la+s%C3%A9curit+sociale) dispose que les personnes détenues sont affiliées au régime général pour les risques maladie et maternité. ### 3. La situation vis-à-vis des aides des parents (CAF) Le fait que le jeune soit "chez ses parents" (administrativement rattaché à leur foyer) a des conséquences pour la famille : * **Perte de prestations :** Si le jeune était compté comme enfant à charge pour les allocations familiales ou les aides au logement (APL), les parents doivent déclarer son incarcération à la CAF. Au-delà d'un mois de détention, il n'est généralement plus considéré comme étant "à charge" de manière effective pour le calcul des aides. * **Risque de l'indu :** Si les parents continuent de percevoir des aides pour lui, la CAF pourra réclamer le remboursement des sommes perçues à tort (indus). ### 4. Préparation de la sortie : Le rôle du SPIP Le levier principal pour obtenir des aides financières à la sortie ou pour une réinsertion est le **Service Pénitentiaire d'Insertion et de Probation (SPIP)**. * **Le Contrat d'Engagement Jeune (CEJ) :** À 18 ans, il peut être éligible au CEJ, mais l'allocation financière liée au CEJ est généralement suspendue pendant l'incarcération. Cependant, le projet peut être préparé *pendant* la détention pour être activé dès la sortie. * **Les aides à la sortie :** Le conseiller de probation peut solliciter des secours exceptionnels auprès de la structure (secours "immédiat" en numéraire à la sortie pour payer un transport ou de la nourriture). --- ### 🛡️ ANALYSE STRATÉGIQUE (Méthodologie Senior) #### 1. Anticipation de la partie adverse (L'Administration) L'administration pénitentiaire vérifiera scrupuleusement si les parents envoient de l'argent (mandats). Si les parents versent ne serait-ce que 50 € par mois, le jeune **perdra son statut d'indigent** et les aides associées (gratuité télé, kit hygiène). * **Conseil :** Parfois, il est plus "rentable" pour une famille très pauvre de laisser le jeune en situation d'indigence pour qu'il bénéficie des aides d'État plutôt que de lui envoyer une somme dérisoire qui lui fera perdre ses droits gratuits. #### 2. La charge de la preuve Pour obtenir l'aide aux démunis, le jeune doit prouver son absence de ressources. * **Preuves à fournir :** Relevé de son compte nominatif (géré par la prison) et attestation sur l'honneur que sa famille ne peut pas l'aider. Le SPIP peut mener une enquête sociale auprès des parents pour confirmer la précarité du foyer. #### 3. Évaluation des risques (Go/No-Go) * **Le travail en détention :** C'est la seule véritable source de revenus possible. À 18 ans, il est prioritaire pour l'accès au travail ou à la formation rémunérée. * **Risque de l'isolement :** Sans argent et sans aide familiale, le risque est le basculement vers des trafics internes (cantine contre services). Il est impératif de solliciter l'aumônerie ou des associations (comme le Courrier de Bovet ou l'ANVP) qui peuvent parfois apporter un soutien financier ou matériel. #### 4. Pragmatisme et plan d'action 1. **Étape 1 :** Demander immédiatement une audience avec le **Conseiller Pénitentiaire d'Insertion et de Probation (CPIP)**. 2. **Étape 2 :** Demander le statut de "personne détenue démunie" via une requête écrite au chef d'établissement. 3. **Étape 3 :** S'inscrire sur les listes d'attente pour un **classement au travail** ou en formation (rémunérée). 4. **Étape 4 :** Pour les parents, signaler le changement de situation à la CAF pour éviter une dette future. **Voulez-vous que je recherche les coordonnées d'une association spécifique ou que je vous aide à rédiger une demande pour le SPIP ?**
?
Qui risque un détenu de 18 interpellé suite à une agression d'un mineur de 17 ans en bande organisée sur fond de trafic
Dans cette situation, les risques pénaux sont extrêmement lourds. Le fait que l'auteur ait 18 ans (majeur) et la victime 17 ans (mineure), combiné à la circonstance de "bande organisée" et au contexte de trafic, déplace l'affaire dans une catégorie criminelle ou correctionnelle aggravée. Voici l'analyse des risques encourus selon le droit français. ### 1. La qualification des faits et les peines encourues L'agression (violences volontaires) avec des circonstances aggravantes est sévèrement punie. * **La circonstance de "Bande Organisée" :** Selon [l'article 132-71 du Code pénal](https://www.google.com/search?q=Article+132-71+Code+p%C3%A9nal), elle suppose une préméditation et une structure (répartition des rôles, guet-apens, etc.). Cela transforme souvent le délit en crime ou en délit de haute gravité. * **La victime mineure :** Le fait que la victime ait moins de 18 ans est une circonstance aggravante automatique prévue par [l'article 222-13 du Code pénal](https://www.google.com/search?q=Article+222-13+Code+p%C3%A9nal). * **Les peines :** * Si l'agression n'a pas entraîné d'incapacité de travail (ITT) ou une ITT inférieure à 8 jours, mais qu'elle est commise en bande organisée, la peine peut aller jusqu'à **7 ans d'emprisonnement et 100 000 € d'amende**. * Si l'ITT est supérieure à 8 jours, la peine peut monter à **10 ans d'emprisonnement**. * Si l'agression a été commise avec une arme (même par destination, comme une barre de fer ou un couteau), les peines sont encore alourdies. ### 2. Le contexte de trafic (Circonstance aggravante réelle) Le "fond de trafic" aggrave la situation de deux manières : 1. **L'association de malfaiteurs :** Le procureur peut ajouter cette qualification ([Article 450-1 du Code pénal](https://www.google.com/search?q=Article+450-1+Code+p%C3%A9nal)) pour punir le simple fait d'appartenir au groupe criminel, indépendamment de l'agression elle-même. 2. **L'infraction à la législation sur les stupéfiants (ILS) :** Si du produit ou de l'argent est retrouvé, des poursuites distinctes s'ajouteront, augmentant la peine globale. --- ### 🛡️ ANALYSE STRATÉGIQUE (Méthodologie Senior) #### 1. Anticipation de l'accusation (Le "Coup d'après") Le Procureur de la République va chercher à démontrer la **préméditation**. Dans un contexte de trafic, l'agression sera présentée comme un "règlement de comptes" ou un "acte d'intimidation". * **Le risque majeur :** L'utilisation de moyens de procédure dérogatoires. En "bande organisée", la garde à vue peut durer jusqu'à **96 heures** et les perquisitions peuvent se faire sans l'assentiment du gardé à vue. #### 2. La charge de la preuve Pour retenir la "bande organisée", la justice s'appuiera sur : * **La téléphonie :** Les échanges SMS/Signal/Telegram avant l'agression. * **La surveillance :** Vidéoprotection montrant la coordination des agresseurs. * **L'expertise médicale :** Le certificat médical de la victime (unité médico-judiciaire) déterminera l'ITT, qui est le curseur de la peine. Si l'ITT est très élevée ou s'il y a des séquelles permanentes, cela peut finir devant une **Cour d'Assises**. #### 3. Évaluation des risques (Le "Go/No-Go") Le jeune ayant 18 ans, il est jugé comme un **adulte**. Il ne bénéficie plus de l'excuse de minorité. * **Récidive :** S'il est déjà "détenu" (comme mentionné dans votre question) ou s'il a déjà été condamné pour des faits similaires, il est en **récidive légale**. Les peines maximales sont alors **doublées**. * **Mandat de dépôt :** Étant donné le contexte de trafic et de violences, le risque de placement en détention provisoire (s'il n'y est pas déjà) ou de maintien en détention est de **95%**. #### 4. Pragmatisme et stratégie de défense 1. **Silence ou aveux partiels :** Dans les affaires de bande organisée, la stratégie de défense est cruciale. Parler trop tôt sans connaître les preuves techniques (téléphonie) est risqué. 2. **Contester la "Bande Organisée" :** L'avocat cherchera souvent à ramener les faits à une "réunion" (circonstance aggravante plus simple) plutôt qu'à une "bande organisée" pour faire baisser la peine encourue. 3. **La place de la victime :** Si la victime est elle-même impliquée dans le trafic, cela ne justifie pas l'agression, mais cela peut être utilisé pour discuter du contexte de "pression" ou de "provocation", bien que les juges soient très sévères sur les règlements de comptes. **Attention :** Si le jeune est déjà détenu pour une autre affaire, cette nouvelle agression entraînera probablement une condamnation qui ne sera pas confondue avec la peine actuelle (cumul des peines). **Souhaitez-vous que je vous aide à comprendre comment se déroule une instruction pour ce type de faits ?**
⚖️

Sources officielles Légifrance

📄 Article 222-13-4 du Code pénal

Cet article du Code pénal est pertinent pour votre question. Consultez le texte intégral sur Légifrance pour connaître les dispositions exactes et leur application à votre situation.

📄 Article 132-71 du Code pénal

Constitue une bande organisée au sens de la loi tout groupement formé ou toute entente établie en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, d'une ou de plusieurs infractions.

📄 Article 222-14-4 du Code pénal

Le fait, dans le but de contraindre une personne à contracter un mariage ou à conclure une union à l'étranger, d'user à son égard de manœuvres dolosives afin de la déterminer à quitter le territoire de la République est puni de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 € d'amende.
⚖️

Jurisprudences rendues par la Cour de Cassation

📋 Arret - cr - n°03-84.556 - 04/02/2004

Sommaire :
La cour d'appel, saisie du recours contre un jugement ayant refusé l'octroi d'une mesure de libération conditionnelle, ne saurait, sans excéder ses pouvoirs, prendre en compte d'éventuelles réductions de peine sur lesquelles le juge de l'application des peines ne s'est pas encore prononcé. Encourt la censure, l'arrêt qui, pour accorder à un condamné le bénéfice de la libération conditionnelle, énonce que nonobstant l'absence de décision du juge de l'application des peines, il ne ressort d'aucun élément du dossier que le comportement en détention de l'intéressé ait été de nature à le priver des réductions de peine prévues par l'article 721, alinéa 3, du Code de procédure pénale.

📋 Arret - cr - n°82-93.185 - 17/10/1983

Sommaire :
Lorsque dans une même poursuite correctionnelle, le juge d'instruction chargé des affaires de mineurs instruit à l'égard de mineurs et de majeurs, il doit, en application de l'article 9 de l'ordonnance du 2 février 1945, s'il constate au terme de l'information l'existence de charges suffisantes, renvoyer les inculpés majeurs devant celle des juridictions du ressort du tribunal pour enfants qui est compétente à leur égard selon le droit commun.

📋 Arret - cr - n°05-85.359 - 23/11/2005

Sommaire :
Les dispositions de l'article 11-1 de l'ordonnance du 2 février 1945, relatives à la durée maximale, en matière criminelle, de la détention provisoire des mineurs de plus de seize ans, qui ont fait l'objet, s'agissant des mêmes faits, d'une mise en liberté assortie d'un contrôle judiciaire suivi d'une révocation et d'un nouveau placement en détention, ne s'appliquent, conformément à l'article 11 du texte précité, que jusqu'à l'ordonnance de règlement.
📄

Document volumineux détecté

Vos fichiers contiennent 0 caractères pour une limite de 100 000 maximum autorisée.

Taille des documents 0%
⚖️ D'autres questions sur Droit social ? Justiweb vous répond gratuitement.