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Quels sont les risques encourus par le concessionnaire en cas de non-respect des standards de structure Stellantis ?
Dans le cadre de la restructuration du réseau Stellantis (projet *New Retailer Model*), le passage d'un contrat de concession classique à un contrat d'agent commissionné (ou "Agent Retail") s'accompagne d'une exigence accrue sur les **standards de structure**. Ces standards imposent notamment la création de "Hubs Marketing" et de postes de "Responsables Marketing Transverses".
Le non-respect de ces standards par un distributeur expose ce dernier à des risques contractuels et financiers majeurs.
### 1. La résiliation du contrat pour faute
Le respect des standards de structure est généralement considéré comme une **obligation de faire** essentielle au contrat. En cas de manquement répété ou persistant :
* **La sanction radicale :** Stellantis peut engager une procédure de résiliation du contrat de distribution pour faute. Selon [l'article 1231-1 du Code civil](https://www.google.com/search?q=Article+1231-1+Code+civil), l'inexécution d'une obligation contractuelle ouvre droit à la résolution du contrat et au paiement de dommages et intérêts.
* **Le "Coup d'après" :** Stellantis argumentera que ces standards sont indispensables à l'homogénéité de l'image de marque et à l'efficacité du nouveau modèle économique. Le concessionnaire devra prouver que les standards imposés sont disproportionnés ou impossibles à mettre en œuvre pour éviter la rupture.
### 2. La perte des primes de qualité et de standards
Le modèle économique des réseaux de distribution repose largement sur une rémunération variable (primes).
* **Risque financier immédiat :** Le non-respect des standards de structure (ex: absence d'un Responsable Marketing Transverse dédié) entraîne automatiquement la suspension ou la suppression des primes de qualité.
* **Impact sur la marge :** Dans un modèle d'agent où le prix est fixé par Stellantis conformément à [l'article L442-6 du Code de commerce](https://www.google.com/search?q=Article+L442-6+Code+de+commerce) (interdiction des prix de revente imposés, sauf dérogation spécifique au mandat), la perte de ces primes peut rendre l'exploitation de la concession déficitaire.
### 3. Le risque de "Lien de subordination" et requalification
Il existe un risque stratégique inverse pour Stellantis, mais qui impacte le concessionnaire :
* **L'ingérence :** Si Stellantis impose des standards de structure trop précis (ex: imposer le recrutement d'une personne spécifique, définir son emploi du temps, ou exiger qu'elle rende compte directement au *Marketing Office* de Stellantis), cela peut caractériser un **lien de subordination de fait**.
* **Conséquence :** Le concessionnaire pourrait, en cas de litige, invoquer cette ingérence pour demander la requalification de la relation ou partager la responsabilité d'un licenciement si Stellantis décide soudainement de supprimer ces standards.
### 4. Charge de la preuve et stratégie
* **La preuve :** Stellantis utilise des audits de standards pour constater les manquements. Pour se défendre, le concessionnaire doit documenter par écrit (emails, comptes-rendus) les difficultés opérationnelles ou financières causées par ces structures imposées (ex: coût du Hub Marketing disproportionné par rapport au volume de ventes).
* **Risque de procédure :** Un tiers (ex: un salarié licencié suite à une restructuration imposée par Stellantis) pourrait invoquer un manquement contractuel pour engager la responsabilité délictuelle, comme le rappelle la jurisprudence récente sur l'opposabilité des contrats par les tiers [Cass. comm., 17 déc. 2025, n° 24-20.154](https://www.courdecassation.fr/decision/6942530e61c46255e1714e80).
**Synthèse du risque :** Le concessionnaire qui refuse d'appliquer les standards de structure s'expose à une **asphyxie financière** (perte de primes) avant une **éviction juridique** (résiliation).
Si vous le souhaitez, je peux rédiger une note de synthèse juridique à l'attention de votre direction pour alerter sur les points de friction spécifiques entre vos obligations contractuelles et l'indépendance de votre gestion sociale.
Est puni d'une amende de 15 000 € le fait par toute personne d'imposer, directement ou indirectement, un caractère minimal au prix de revente d'un produit ou d'un bien, au prix d'une prestation de service ou à une marge commerciale.
Les sociétés dont les comptes annuels sont certifiés par un commissaire aux comptes communiquent des informations sur les délais de paiement de leurs fournisseurs et de leurs clients suivant des modalités définies par décret. Ces informations font l'objet d'une attestation du commissaire aux comptes, dans des conditions fixées par ce même décret. Lorsque la société concernée est une grande entreprise ou une entreprise de taille intermédiaire, au sens de l' article 51 de la loi n° 2008-776 du 4 août 2008 de modernisation de l'économie, le commissaire aux comptes adresse son attestation au ministre chargé de l'économie si elle démontre, de façon répétée, des manquements significatifs de la société aux prescriptions des neuvième et dixième alinéas du I de l'article L. 441-6 du présent code.
Le débiteur est condamné, s'il y a lieu, au paiement de dommages et intérêts soit à raison de l'inexécution de l'obligation, soit à raison du retard dans l'exécution, s'il ne justifie pas que l'exécution a été empêchée par la force majeure.
Sommaire :
Le tiers à un contrat qui invoque, sur le fondement de la responsabilité délictuelle, des manquements contractuels relatifs à la forclusion, à la prescription ou au défaut de tentative de conciliation préalable, peut se voir opposer les conditions et limites de la responsabilité qui s'appliquent dans les relations entre les contractants