Cour de cassation, comm, 27 septembre 2017 — n° 16-20.977
Synthèse de la décision
Question juridique
Un créancier peut-il engager une saisie immobilière sur le fondement d'un protocole d'accord homologué mais inexécuté, tant que ce protocole n'a pas été judiciairement résolu ou résilié ?
Principe retenu
La saisie immobilière suppose un titre exécutoire constatant une créance certaine, liquide et exigible. Un accord homologué qui suspend les poursuites individuelles demeure opposable tant qu'il n'a pas été résolu ou résilié dans les conditions applicables. L'inexécution du protocole ne suffit pas, à elle seule, à rendre la créance exigible avant sa résolution ou sa résiliation.
Faits clés
- Mme Y. avait souscrit un prêt garanti par une hypothèque auprès de plusieurs établissements bancaires
- La SNVB, devenue CIC Est, et Mme Y. avaient conclu en 1999 un protocole transactionnel homologué par le tribunal de commerce
- Le protocole prévoyait le remboursement de la créance de la banque et suspendait les poursuites individuelles
- Un arrêt devenu irrévocable avait résolu le protocole conclu entre Mme Y. et la BECM, mais la résolution du protocole conclu avec la SNVB était contestée
- Le CIC Est a délivré en 2012 un commandement de payer valant saisie immobilière sur le bien hypothéqué
Articles cités
Dispositif
Exposé du litige
Motivations de la décision
Questions fréquentes
Quelles sont les conditions pour engager une saisie immobilière ?
L'inexécution d'un protocole homologué suffit-elle à permettre la saisie du bien ?
La résolution du protocole conclu avec la BECM mettait-elle automatiquement fin à celui conclu avec la SNVB ?
Quel était le bien visé par la procédure ?
Que pouvait faire Mme Y. pour se défendre ?
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