Cour de cassation, 2ème chambre civile, 12 mai 2022 — n° 20-20.655
Synthèse de la décision
Question juridique
La présomption d'imputabilité au travail des lésions et arrêts de travail s'étend-elle à toute la durée d'incapacité précédant la consolidation, et qui doit apporter la preuve contraire ?
Principe retenu
La présomption d'imputabilité au travail des lésions apparues à la suite d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle, dès lors qu'un arrêt de travail a été initialement prescrit ou que le certificat médical initial d'accident du travail est assorti d'un arrêt de travail, s'étend à toute la durée d'incapacité de travail précédant soit la guérison complète, soit la consolidation de l'état de la victime. Il appartient à l'employeur qui conteste cette présomption d'apporter la preuve contraire.
Faits clés
- Accident du travail survenu
- Arrêt de travail initialement prescrit
- Soins et arrêts de travail prescrits pendant la période d'incapacité
- Contestation par l'employeur de l'imputabilité
- Cour d'appel ayant écarté la présomption en raison de l'absence de continuité des symptômes et soins
Articles cités
Dispositif
Exposé du litige
Motivations de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce que la présomption d'imputabilité en matière d'accident du travail ?
Jusqu'à quand s'étend cette présomption ?
Qui doit apporter la preuve contraire pour renverser la présomption ?
L'absence de continuité des symptômes et soins peut-elle écarter la présomption ?
Que doit faire un employeur pour contester l'imputabilité ?
Une question similaire ? Posez-la à Justiweb
Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.
Poser ma questionGratuit pour commencer · sans engagement