Cour d'appel, 1ère chambre, 27 octobre 2022 — n° 21/03711
Synthèse de la décision
Question juridique
Les conditions de la garantie légale des vices cachés sont-elles réunies lorsque le véhicule vendu présente des pannes répétées mais que l'expertise ne démontre pas l'antériorité du vice à la vente ni son caractère de nature à le rendre impropre à l'usage ?
Principe retenu
La garantie légale des vices cachés suppose que le vice soit antérieur à la vente et qu'il rende le bien impropre à l'usage auquel on le destine, ou en diminue tellement l'usage que l'acheteur ne l'aurait pas acquis ou en aurait donné un moindre prix. En l'espèce, l'expertise judiciaire n'a pas établi l'antériorité du vice ni son caractère de nature à rendre le véhicule impropre à son utilisation, de sorte que la garantie n'est pas due.
Faits clés
- Vente d'un véhicule d'occasion sans permis Aixam Crossline le 4 septembre 2014 pour 6557,50 euros
- Pannes répétées : première panne à moins de 1000 km, deuxième à 500 km après réparation, troisième après 3000 km supplémentaires
- Rapports d'expertise Ader contradictoires sur la responsabilité du vendeur
- Expertise judiciaire confiée à M. [M] concluant à la responsabilité du vendeur
- Contestation par le vendeur du respect du contradictoire et absence de preuve de l'antériorité du vice
Articles cités
Dispositif
Exposé du litige
Motivations de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce que la garantie des vices cachés ?
Quelles sont les conditions pour invoquer la garantie des vices cachés ?
Que se passe-t-il si l'expertise ne démontre pas l'antériorité du vice ?
Quels sont les recours possibles en cas de vices cachés ?
Le vendeur est-il responsable des pannes survenues après la vente ?
Quelle est l'importance de l'expertise judiciaire dans ce type de litige ?
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