Cour d'appel, 4ème chambre section 3, 2 décembre 2022 — n° 21/02141
Synthèse de la décision
Question juridique
Un salarié qui a bénéficié d'indemnités journalières pendant trois ans pour une affection de longue durée peut-il voir ses droits rouverts après une période de reprise d'activité d'un an, même si cette reprise est due à un arrêt pour une autre affection non liée à l'ALD ?
Principe retenu
Lorsqu'un assuré a perçu des indemnités journalières pendant trois ans pour une affection de longue durée, ses droits sont épuisés. Cependant, s'il reprend une activité professionnelle pendant une durée d'au moins un an, il peut bénéficier de nouveaux droits. La période de reprise d'activité peut inclure des arrêts de travail pour une autre affection non liée à l'ALD, dès lors que ces arrêts ne sont pas liés à l'affection de longue durée.
Faits clés
- M. [S] [T] employé depuis 13 ans par la société [4]
- Arrêts de travail depuis le 26 mai 2015 pour lombosciatique, reconnue en affection longue durée non exonérante
- Indemnités journalières versées pendant trois ans jusqu'au 25 mai 2018
- Arrêt de travail pour syndrome anxio-dépressif du 13 juillet 2017 au 5 janvier 2018
- Caisse refuse le versement d'indemnités après le 2 juillet 2018
Articles cités
Dispositif
Exposé du litige
Motivations de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une affection de longue durée non exonérante ?
Puis-je continuer à toucher des indemnités journalières après trois ans d'arrêt pour une maladie de longue durée ?
Un arrêt pour dépression compte-t-il comme une reprise d'activité pour rouvrir mes droits ?
Que faire si la CPAM refuse de me verser des indemnités journalières ?
Quelle est la durée minimale de reprise d'activité pour rouvrir des droits aux IJ ?
Mon employeur est-il concerné par le refus de la CPAM ?
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