FAITS ET PROCEDURE:
Le 6 février 2019, Mme [Y] a acquis de la société [Localité 4] Automobiles « Lanie 60 » sise à [Localité 5] un véhicule neuf de marque Volkswagen au prix de 21 849 euros, avec garantie constructeur 5 ans ou 100 000 km.
Le 14 février 2019, à la demande de Mme [Y] qui se plaignait d'un dysfonctionnement du circuit de refroidissement, le véhicule a été confié en réparation à la concession Volkswagen Courtoisisie Motors à [Localité 5] qui a procédé au remplacement du calorsat. Le véhicule était restitué le 18 février 2019.
Puis le véhicule était à nouveau confié à la société Courtoisie Motors qui remplaçait la pompe à eau mais le désordre persistant, pour approfondir les investigations, il était préconisé une dépose de la culasse à laquelle Mme [Y] s'opposait.
Le 26 février 2019, la société Lanie 60 remettait à M.[P], compagnon de Mme [Y], un véhicule neuf de marque Mitsubichi, dans le cadre d'un contrat de prêt, sans précision quant à la date du retour.
Le 2 mai 2019, l'expert mandaté par l'assureur de Mme [Y] procédait à un examen contradictoire du véhicule après dépose de la culasse et concluait à un défaut de serrage d'un goujon de culasse, serrage excessif lors de l'assemblage du moteur en usine ayant entraîné l'arrachement d'un filetage dans le bloc.
A l'issue des opérations d'expertise amiable, la société [Localité 4] Automobiles a proposé de reprendre le véhicule et d'en remettre un neuf équivalent mais de couleur différente. Mme [Y] a refusé cette proposition qui portait sur un véhicule de même modèle mais de couleur différente.
Le 17 juin 2019, Mme [Y] a confié le véhicule au garage Volkswagen Courtoisie Motors, l'ordre de réparation mentionnant une avarie du bloc moteur, »vis de culasse filtage HS. Les travaux ont été réalisés et le véhicule restitué le 28 juin 2019.
Par acte en date du 13 juillet 2019, Mme [Y] a fait assigner la société [Localité 4] Automobiles devant le tribunal de grande instance de Compiègne, au visa de l'article 1641 du code civil, en résolution de la vente du véhicule pour vice caché.
Par jugement en date du 1er juin 2021, le tribunal judiciaire de Compiègne a ainsi statué:
-prononce la résolution du contrat de vente conclue le 6 février 2019 portant sur le véhicule Volkswagen (..) ;
-ordonne la restitution du véhicule aux frais de la société [Localité 4] Automobiles ;
-condamne la société [Localité 4] Automobiles à récupérer le véhicule chez Mme [Y] ;
-condamne la société [Localité 4] Automobiles à payer à Mme [Y] la somme principale de 21 849,76 euros en restitution du prix de vente ;
-déboute Mme [Y] de ses demandes de dommages et intérêts ;
-déboute la société [Localité 4] Automobiles de sa demande reconventionnelle en paiement ;
-rejette le surplus des demandes des parties ;
-condamne la société [Localité 4] Automobiles à payer à Mme [Y] une indemnité de 1500 euros sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile ;
-rejette la demande de la société [Localité 4] Automobiles sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile ;
-condamne la société [Localité 4] Automobiles aux dépens ;
-rappelle que le présent jugement et de plein droit exécutoire.
La société [Localité 4] Automobiles a interjeté appel de cette décision le 4 août 2021.
L'ordonnance de clôture a été rendue le 11 mai 2022 et l'affaire fixée à l'audience des débats du 17 novembre 2022.
PRETENTIONS ET MOYENS DES PARTIES:
Aux termes de ses dernières conclusions en date du 10 février 2022, la société [Localité 4] Automobiles demande à la cour d'infirmer le jugement et de:
-débouter Mme [Y] de sa demande de résolution de la vente ;
-débouter Mme [Y] de ses demandes indemnitaires, fins et conclusions ;
A titre reconventionnel :
-condamner Mme [Y] à verser à la société [Localité 4] Automobiles la somme de 5.597,77 euros TTC au titre de la mise à disposition du véhicule Mitsubishi.