Cour de cassation, cr, 26 juillet 2023 — n° 23-83.109
Synthèse de la décision
Question juridique
La prolongation de la détention provisoire d'une personne mise en examen pour apologie publique d'actes de terrorisme constitue-t-elle une ingérence disproportionnée dans l'exercice de sa liberté d'expression au sens de l'article 10 de la Convention européenne des droits de l'homme ?
Principe retenu
La détention provisoire, en tant qu'ingérence dans la liberté d'expression, doit respecter les conditions de l'article 10 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les juridictions doivent rechercher si la prolongation de la détention est proportionnée à l'objectif légitime poursuivi, et ne peuvent se fonder uniquement sur les critères des articles 144 et 145-1 du code de procédure pénale.
Faits clés
- Personne mise en examen pour apologie publique d'actes de terrorisme
- Détention provisoire prolongée par la chambre de l'instruction
- Mémoire déposé par l'intéressé invoquant une atteinte disproportionnée à la liberté d'expression
- La chambre de l'instruction s'est prononcée au regard des seuls critères des articles 144 et 145-1 du code de procédure pénale
- Absence de recherche de proportionnalité de la détention avec la liberté d'expression
Articles cités
Exposé du litige
Motivations de la décision
Dispositif
Questions fréquentes
Qu'est-ce que l'apologie publique d'actes de terrorisme ?
La détention provisoire est-elle automatique pour ce délit ?
Comment contester une prolongation de détention provisoire ?
Quels sont les critères de l'article 144 du code de procédure pénale ?
Que dit l'article 10 de la Convention européenne des droits de l'homme ?
Quelle est la conséquence de cette décision pour les personnes détenues pour apologie du terrorisme ?
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