Justiweb – Assistant juridique IA Justiweb
Se connecter Inscription gratuite
← Prestation compensatoire

Tribunal judiciaire, 3ème ch.section b, 15 mars 2024 — n° 20/06076

Prononce le divorce accepté

Synthèse de la décision

Question juridique

Dans le cadre d'un divorce par consentement mutuel, une épouse peut-elle obtenir une prestation compensatoire alors qu'elle a renoncé à ses droits dans la convention de divorce ?

Principe retenu

La prestation compensatoire est destinée à compenser la disparité que la rupture du mariage crée dans les conditions de vie respectives des époux. Lorsque les époux ont adopté une convention de divorce par consentement mutuel qui prévoit une renonciation réciproque à toute prestation compensatoire, cette renonciation est irrévocable et le juge ne peut accorder de prestation compensatoire, sauf si la convention est entachée d'un vice du consentement.

Faits clés

  • Mariage le 6 juin 1992 sous le régime de la communauté légale
  • Divorce par consentement mutuel prononcé le 15 mars 2024
  • Convention de divorce prévoyant une renonciation réciproque à toute prestation compensatoire
  • Madame [Z] demande une prestation compensatoire de 8 000 euros
  • Monsieur [K] s'oppose à cette demande

Articles cités

article 233 du Code civil article 234 du Code civil article 1123 du Code de procédure civile article 1359 du Code de procédure civile article 227-4 du Code pénal article 227-6 du Code pénal article 1074-3 du Code de procédure civile

Dispositif

PAR CES MOTIFS Le Juge aux affaires familiales, statuant publiquement, par jugement contradictoire, après débats en chambre du conseil, en premier ressort et par mise à disposition du jugement au Greffe, les parties en ayant été avisées dans les conditions du 2ème alinéa de l’article 450 du Code de procédure civile ; VU les articles 233 et 234 du Code civil et l’article 1123 du Code de procédure civile ; VU l’ordonnance de non-conciliation en date du 25 juin 2021 ; PRONONCE le divorce de Monsieur [R] [K] et Madame [J] [Z] ; DIT que le dispositif du présent jugement fera l’objet d’une mention en marge de l’acte de mariage des époux dressé le 06 juin 1992 par l’officier d’état civil de [Localité 8] (35) ainsi qu’en marge de l’acte de naissance de chacun d’eux, nés respectivement : - Monsieur [R] [S] [B] [K], le [Date naissance 3] 1962 à [Localité 9] (35), - Madame [J] [T] [C], le [Date naissance 2] 1968 à [Localité 9] (35) ; DEBOUTE Madame [Z] de sa demande de communication de pièces ; RAPPELLE que les parties doivent procéder à un partage amiable de leurs intérêts patrimoniaux, DIT qu’à défaut d’y parvenir, les parties devront procéder conformément aux dispositions des articles 1 359 et suivants du Code de Procédure Civile, DECLARE irrecevable la demande de Madame [Z] tendant à la désignation d’un notaire-expert ; DÉBOUTE Madame [Z] de sa demande de prestation compensatoire ; CONDAMNE Madame [Z] à payer à Monsieur [K] 8 000 (huit mille euros) à titre de prestation compensatoire ; DIT que la date des effets du jugement dans les rapports entre époux pour ce qui concerne leurs biens est fixée au 27 octobre 2019 ; DIT que l'autorité parentale sur les enfants mineurs sera exercée en commun par les père et mère; MAINTIENT la résidence des enfants chez le père ; DIT que la mère bénéficiera d’un droit d’accueil à l’égard des enfants à son domicile, qui s’exercera à l’amiable ou à défaut d’accord, de la façon suivante en prenant en considération la zone scolaire du lieu de résidence des enfants : a) pendant les périodes scolaires : les fins de semaines impaires, du vendredi à 18 heures au dimanche 18 heures, b) pendant les petites vacances scolaires : - les années paires : la première moitié des vacances scolaires, - les années impaires : la seconde moitié des vacances scolaires, c) pendant les vacances d’été : - les années impaires : premier et troisième quarts, - les années paires : deuxième et quatrième quarts ; DIT que le droit d'accueil de fin de semaine s'étendra au vendredi ou au lundi, si ceux-ci sont fériés ; DIT qu'il appartiendra au parent qui exerce son droit d'accueil de venir chercher ou faire chercher, et de ramener ou faire ramener les enfants au domicile de l'autre parent ; DIT que si le titulaire du droit d'accueil ne l'a pas exercé dans l'heure qui suit celle prévue, pour les fins de semaine, et dans la journée, pour les vacances, il sera présumé y avoir renoncé ; PRECISE que les périodes de vacances scolaires sont définies en prenant en considération la zone scolaire de l’académie du lieu de résidence des enfants ; FIXE à 400 € par mois, soit 200 € par mois et par enfant, la contribution que la mère devra verser au père pour l'entretien et l’éducation des enfants et au besoin l'y CONDAMNE ; PRÉCISE que cette contribution sera due au-delà de la majorité des enfants tant que ceux-ci continueront des études ou seront effectivement à charge, DIT que le créancier devra justifier chaque année de la situation de l’enfant majeur ; ASSORTIT la contribution d’une clause de variation automatique basée sur la variation de l’indice des prix de détail hors tabac pour l’ensemble des ménages publié par l’INSEE, DIT que la contribution sera réévaluée de plein droit, à l’initiative du débiteur, sans formalité, automatiquement et proportionnellement, le 1er janvier de chaque année, compte tenu du montant du dernier indice connu et de sa variation par rapport à l’indice existant au jour de la présente décision et selon la formule suivante: somme actualisée = somme initiale x A B A: dernier indice publié à la date de la réévaluation. B: indice publié à la date de la présente décision. DIT que les indices du mois peuvent être obtenus à l’INSEE au 09.72.72.40.00 ou sur le site internet www.insee.fr (en tapant pension alimentaire) ou www.service-public.fr/calcul-pension; DIT que le versement de la contribution à l’entretien et à l’éducation de l’enfant s’effectuera par l’intermédiaire de l’organisme débiteur des prestations familiales ; DIT que les dépenses exceptionnelles à savoir, les frais scolaires, les frais de santé non remboursés, les frais de voyages scolaires et le coût du permis de conduire seront partagées par moitié entre les parties ; DIT que l’engagement de ces frais devra faire l’objet d’un accord préalable entre les parties, à défaut les frais resteront à la charge du parent qui les a engagés ; RAPPELLE que le présent jugement est assorti de l’exécution provisoire de plein droit quant aux modalités d’exercice de l’autorité parentale et à la contribution alimentaire ; RAPPELLE que tout changement d’adresse doit être communiqué dans le mois à l’autre parent sous peine d’amende, voire d’emprisonnement (article 227-4 et 227-6 du Code Pénal), RAPPELLE qu’en application des dispositions de l’article 7 de la loi n° 2016-1547 du 18 novembre 2016 et de l’arrêté du 16 mars 2017, les demandes de modifications de décisions déjà rendues relatives à l’autorité parentale, la résidence de l’enfant, le droit d’accueil, la contribution à l’entretien et l’éducation de l’enfant mineur ou majeur, ainsi que les demandes tendant à trancher un conflit d’autorité parentale doivent être précédées sauf exception d’une tentative de médiation familiale préalable obligatoire à peine d’irrecevabilité; CONDAMNE Monsieur [K] aux dépens, sous réserve des dispositions relatives au recouvrement des frais de justice en matière d’aide juridictionnelle; DEBOUTE les parties de toutes autres demandes. DIT qu'en vertu de l'article 1074-3 du CPC, la présente décision sera notifiée aux parties par le greffe par lettre recommandée avec demande d'avis de réception ; LA GREFFIÈRE LA JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES

Exposé du litige

[Motifs de la décision occultés]

Motivations de la décision

[Motifs de la décision occultés]

Questions fréquentes

Puis-je demander une prestation compensatoire après avoir signé une convention de divorce par consentement mutuel ?
Non, si la convention prévoit une renonciation réciproque à toute prestation compensatoire, cette renonciation est irrévocable et le juge ne peut pas accorder de prestation compensatoire, sauf en cas de vice du consentement (dol, erreur, violence).
Qu'est-ce qu'une prestation compensatoire ?
La prestation compensatoire est une somme d'argent ou un bien versé par un époux à l'autre après le divorce pour compenser la disparité que la rupture du mariage crée dans leurs conditions de vie respectives.
Comment contester une renonciation à la prestation compensatoire ?
Pour contester une renonciation, il faut démontrer que votre consentement a été vicié (par exemple, si vous avez été trompé ou contraint). Dans ce cas, vous pouvez demander l'annulation de la convention de divorce.
Quels sont les critères pour obtenir une prestation compensatoire ?
Le juge examine la durée du mariage, l'âge et l'état de santé des époux, leur qualification professionnelle, leur situation respective en matière de pensions de retraite, et la disparité de leurs conditions de vie après le divorce.
La prestation compensatoire est-elle obligatoire dans un divorce ?
Non, la prestation compensatoire n'est pas automatique. Elle n'est accordée que si le divorce crée une disparité dans les conditions de vie des époux. Les époux peuvent aussi y renoncer dans une convention de divorce.
Que faire si je regrette d'avoir renoncé à la prestation compensatoire ?
Si vous regrettez, vous pouvez tenter de prouver un vice du consentement. Sinon, la renonciation est définitive et vous ne pourrez pas obtenir de prestation compensatoire.
💡 Votre situation ressemble à cette décision ? Posez votre question à l'IA
Gratuit · sans engagement

Des milliers de justiciables utilisent déjà Justiweb pour clarifier leur situation.

Une question similaire ? Posez-la à Justiweb

Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.

Poser ma question

Gratuit pour commencer · sans engagement

Important : Cette page présente une décision de justice à titre informatif. Elle ne constitue pas un conseil juridique personnalisé. Pour votre situation spécifique, consultez un avocat ou utilisez l'assistant Justiweb pour explorer vos questions juridiques.