Cour de cassation, cr, 15 mai 2024 — n° 23-83.439
Synthèse de la décision
Question juridique
Les violences psychologiques répétées commises par un conjoint ou concubin sur l'autre constituent-elles des violences aggravées au sens de l'article 222-13 du code pénal, même en l'absence d'incapacité totale de travail ?
Principe retenu
Les violences psychologiques répétées, caractérisées par des menaces, une surveillance constante et un contrôle, commises par un conjoint ou concubin sur l'autre, constituent des violences aggravées, même en l'absence d'incapacité totale de travail, dès lors qu'elles sont établies par des témoignages concordants et des éléments médicaux.
Faits clés
- Violences psychologiques répétées entre le 22 septembre 2016 et le 15 octobre 2020
- M. [M] et Mme [X] ont vécu en concubinage et ont eu deux enfants
- Témoignages de la mère et de la sœur de la victime, ainsi que d'autres personnes
- M. [M] a mis Mme [X] à la porte du domicile alors qu'elle était enceinte
- Surveillance constante et menaces de lui prendre les enfants
Articles cités
Dispositif
Exposé du litige
Motivations de la décision
Questions fréquentes
Les violences psychologiques sont-elles punies par la loi ?
Comment prouver des violences psychologiques ?
Quelle peine pour des violences conjugales sans blessure physique ?
Le retrait de l'autorité parentale est-il possible en cas de violences conjugales ?
Puis-je porter plainte pour des violences psychologiques subies pendant plusieurs années ?
Quels sont les éléments retenus pour caractériser des violences psychologiques ?
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