Cour d'appel, chambre civile, 22 mai 2024 — n° 23/00860
Synthèse de la décision
Question juridique
L'acheteur d'un camping-car d'occasion justifie-t-il d'un intérêt légitime à une expertise en référé pour vice caché en raison d'infiltrations d'eau ?
Principe retenu
L'article 145 du code de procédure civile permet d'ordonner une expertise en référé si le demandeur justifie d'un motif légitime. En l'espèce, les infiltrations d'eau alléguées sont minimes, constatées plus de vingt mois après la vente, et le véhicule âgé de plus de trente ans présentait des défauts apparents lors du contrôle technique antérieur à la vente. Ces éléments ne constituent pas un motif légitime.
Faits clés
- Vente d'un camping-car Renault d'occasion le 7 mars 2022 pour 12 000 euros
- Véhicule mis en circulation le 19 mars 1992 (plus de 30 ans)
- Contrôle technique du 4 février 2021 révélant des défauts majeurs et mineurs, sans mention d'infiltrations
- Procès-verbal de constat d'huissier du 6 décembre 2023 montrant des traces de dégoulinures extérieures et une infiltration légère
- Infiltration constatée plus de 20 mois après la vente
Articles cités
Dispositif
Exposé du litige
Motivations de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un motif légitime pour une expertise en référé ?
Les infiltrations d'eau sur un camping-car de plus de 30 ans sont-elles un vice caché ?
Quel est l'effet du contrôle technique antérieur à la vente sur une demande d'expertise ?
Un constat d'huissier est-il suffisant pour prouver un vice caché ?
Puis-je obtenir une expertise en référé si le véhicule est ancien ?
Quels sont les recours en cas de défauts apparents lors de l'achat ?
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