I. Procédure
Mme [O] [X] et M. [R] [J] ont vécu en concubinage avant de se séparer au mois de mai 2019.
Ils sont maintenant en litige à propos d'un véhicule de collection Volkswagen Coccinelle. Mme [X] considère que cette voiture lui avait été offerte par M. [J] pour son anniversaire le 23 décembre 2017. M. [J] soutient qu'il n'en est rien et que ce véhicule lui appartient.
Le litige a été porté devant le tribunal judiciaire de Clermont-Ferrand par Mme [X] suivant assignation délivrée à M. [J] le 24 août 2020.
À l'issue des débats, par jugement du 4 juillet 2022, le tribunal judiciaire de Clermont-Ferrand a rendu la décision suivante :
« Le tribunal judiciaire, statuant publiquement, par jugement contradictoire et en premier ressort
DÉBOUTE Madame [O] [X] veuve [M] l'ensemble de ses demandes ;
CONDAMNE reconventionnellement Madame [O] [X] veuve [M] à remettre à Monsieur [R] [J] le certificat d'immatriculation du véhicule VOLKSWAGEN COCCINELLE immatriculé [Immatriculation 5], sous astreinte provisoire de 20 euros par jour de retard, et ce à compter d'un délai de 8 jours à compter de la signification de la présente décision ;
Dit que l'astreinte provisoire court pendant un délai maximum de 2 mois, à charge pour Monsieur [R] [J], à défaut d'exécution à l'expiration de ce délai, de solliciter du juge de l'exécution, la liquidation de l'astreinte provisoire et le prononcé d'une astreinte définitive ;
DÉBOUTE Monsieur [R] [J] de ses autres demandes indemnitaires ;
DIT n'y avoir lieu à indemnité en application des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile,
CONDAMNE Madame [O] [X] veuve [M] aux entiers dépens de l'instance ;
RAPPELLE que l'exécution provisoire est de droit ;
DÉBOUTE les parties de toutes autres demandes différentes, plus amples ou contraires au présent dispositif. »
Dans les motifs de sa décision, après avoir observé que le véhicule litigieux avait été acheté et payé par M. [J] de sorte qu'il en était bien propriétaire « à la date de son acquisition », le tribunal judiciaire a écarté l'hypothèse d'un don manuel ou d'un présent d'usage au bénéfice de Mme [X], étant en outre considéré que celle-ci n'avait jamais été en possession de la Volkswagen Coccinelle.
***
Mme [O] [X] a fait appel de cette décision le 21 juillet 2022, précisant :
« Objet/Portée de l'appel : Appel limité aux chefs de jugement expressément critiqués Chefs expressément critiqués du Jugement rendu par le Tribunal judiciaire de CLERMONT-FERRAND en date du 4 Juillet 2022. Il est sollicité l'infirmation et la réformation du Jugement en ce qu'il a :
- Débouté Madame [O] [X] veuve [M] de l'ensemble de ses demandes ;
- Condamné reconventionnellement Madame [O] [X] veuve [M] à remettre à Monsieur [R] [J] le certificat d'immatriculation du véhicule VOLKSWAGEN COCCINELLE immatriculé [Immatriculation 5], sous astreinte provisoire de 20 euros par jour de retard, et ce à compter d'un délai de 8 jours à compter de la signification de la décision ;
- Dit que l'astreinte provisoire court pendant un délai maximum de 2 mois, à charge pour Monsieur [R] [J], à défaut d'exécution à l'expiration de ce délai, de solliciter du Juge de l'exécution, la liquidation de l'astreinte provisoire et le prononcé d'une astreinte définitive ;
- Dit n'y avoir lieu à indemnité en application des dispositions de l'article 700 du Code de procédure civile ;
- Condamné Madame [O] [X] veuve [M] aux entiers dépens de l'instance ;
- Débouté les parties de toutes autres demandes différentes, plus amples ou contraires au dispositif. »
Dans ses conclusions ensuite du 11 octobre 2022 Mme [O] [X] demande à la cour de :
«
Vu l'article 2261 du Code civil,
Vu l'article 1240 du Code civil,
Vu l'article L.213-3 du Code de l'organisation judiciaire,
Vu la jurisprudence,
Vu les pièces versées,
Vu ce qui précède,
Rejetant toutes fins, moyens et conclusions contraires, plaise à la Cour d'appel de RIOM de :