FAITS et PROCÉDURE
[B] [R] et [P] [E] ont vécu ensemble.
Le 08.11.2012, ils ont acquis en indivision une parcelle sur la commune de [Localité 2] puis y ont édifié leur maison d’habitation.
À cet effet, ils ont souscrit auprès du [6] un emprunt de 178 212 € en trois tranches.
“En” mars 2017, ils ont souscrit auprès du [5] un emprunt substitutif de 142 294 €.
Le 21.5.2021, un emprunt de 40 000 € a été souscrit auprès d’[7] qui a été réaménagé le 28.02.2022.
Le 09.10.2021, [B] [R] a quitté le logement familial.
Le 13.10.2022, [B] [R] a assigné [P] [E] devant le juge aux affaires familiales de Poitiers statuant en matière patrimoniale.
Le 23.02.2024, la clôture des débats a été prononcée et l’affaire fixée au 18.6.2024 puis le délibéré par mise à disposition au greffe le 30.9.2024, date à laquelle le présent jugement est rendu.
PRÉTENTIONS, MOYENS et ARGUMENTS
[B] [R] demande au juge aux affaires familiales, selon dernières conclusions du 24.11.2023, d’ordonner l’ouverture des opérations de partage de l’indivision ayant existé entre le défendeur et elle, puis :
- y désigner Maître [O], notaire à [Localité 4], et le magistrat chargé de les surveiller,
- dire que à défaut de vente amiable de l’immeuble indivis dans les 6 mois de la décision à intervenir, elle pourra passer seule, sans le concours du défendeur, les actes nécessaires à sa vente,
- l’autoriser à signer seule les mandats de vente au prix de 210 000 € avec faculté de baisse jusqu’à 190 000 €, les compromis et l'acte authentique, au prix minimum de 190 000 €,
- l’habiliter à représenter le défendeur dans tous les actes relatifs à la vente de l'immeuble indivis ci-avant désigné,
- ordonner l'expulsion du défendeur avec , si besoin, le concours de la Force Publique,
- subsidiairement, à défaut de vente amiable dans les 6 mois de la décision à intervenir, ordonner la vente judiciaire de l’immeuble à la valeur déterminée par le tribunal avec faculté de baisse de mise à prix à défaut d'enchères,
- dire que l’actif indivis sera constitué du prix de vente de l'immeuble,
- dire que le passif indivis sera constitué du solde du prêt [5] et du solde du prêt [7] à la date de jouissance divise,
- dire que le défendeur est redevable à l’indivision d’une indemnité pour la jouissance privative de l'immeuble indivis du 09.10.2021 et jusqu’au partage définitif et en fixer le montant à 820 € mensuel,
- dire que l’indivision doit créance au défendeur pour le paiement du prêt immobilier de 601,80 € mensuel du 01.02.2022 jusqu’au partage,
- dire que l’indivision doit créance à elle-même pour le paiement du prêt [7] de :
- 2 595,05 € d’août à décembre 2021,
- 694,08 € mensuel du 01.5.2022 au 02.11.2022,
- de 400 € du 30.3.2023 jusqu’au partage,
- débouter le défendeur de toutes ses demandes et le condamner à lui payer 3 000 € au titre de l’article 700 du code de procédure civile outre les dépens,
- et ne pas écarter l’exécution provisoire.
Elle fonde son action sur les articles 1359 et suivant du code de procédure civile, 815 et suivants du code civil.
[P] [E] demande au juge aux affaires familiales, selon dernières conclusions du 08.02.2024, de le juger recevable et bien fondé ainsi que la demanderesse irrecevable et mal fondée en toutes ses demandes puis :
- l’autoriser à vendre seul et ordonner l’expulsion de la demanderesse ainsi que tous occupants de son chef,
- ordonner l'ouverture des opérations de compte liquidation partage de l’indivision avec la nomination de Maître [O], notaire avec date de séparation au 08.10.2021,
- lui attribuer l’immeuble indivis pour 187 000 €,
- inscrire à l’actif de l’indivision l'immeuble pour 187 000 €
- inscrire au passif de l’indivision :
- l'apport initial de lui-même de 4 500 €,
- le prêt immobilier pour 120 782 € au 08.10.2021,
- le capital du prêt à taux zéro pour 13 000 € réglé par la demanderesse,
- le prêt à Mr [E] père pour 4 000 €
- sur le compte d’administration :
- fixer l’indemnité d'occupation à 420 €,