Cour de cassation, cr, 20 novembre 2024 — n° 24-85.312
Synthèse de la décision
Question juridique
Le maintien en détention provisoire est-il justifié après une ordonnance de mise en liberté assortie d'une assignation à résidence sous surveillance électronique ?
Principe retenu
La chambre de l'instruction peut infirmer une ordonnance de mise en liberté et ordonner le maintien en détention provisoire si les conditions légales des articles 137 et suivants du code de procédure pénale sont remplies. Le pourvoi est rejeté si l'arrêt est régulier en la forme et au fond.
Faits clés
- M. [P] [I] est mis en examen pour arrestation, enlèvement, détention ou séquestration arbitraires en bande organisée, association de malfaiteurs, dégradation par un moyen dangereux et blanchiment.
- Le juge des libertés et de la détention a ordonné sa mise en liberté avec assignation à résidence sous surveillance électronique le 10 juillet 2024.
- Le procureur de la République a relevé appel avec référé-détention de cette décision.
- La chambre de l'instruction a infirmé l'ordonnance et ordonné le maintien en détention provisoire.
- M. [I] a formé un pourvoi en cassation et soulevé une question prioritaire de constitutionnalité.
Articles cités
Exposé du litige
Motivations de la décision
Dispositif
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une assignation à résidence sous surveillance électronique ?
Le parquet peut-il faire appel d'une décision de mise en liberté ?
Quels sont les critères pour le maintien en détention provisoire ?
Que faire si la chambre de l'instruction infirme une ordonnance de mise en liberté ?
La question prioritaire de constitutionnalité peut-elle permettre d'obtenir la mise en liberté ?
Une question similaire ? Posez-la à Justiweb
Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.
Poser ma questionGratuit pour commencer · sans engagement