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Cour de cassation, cr, 11 mars 2025 — n° 24-87.126

Cassation Publication : b ECLI : ECLI:FR:CCASS:2025:CR00456

Synthèse de la décision

Question juridique

Quelles sont les conséquences du non-respect du délai de deux mois pour statuer sur l'appel d'une ordonnance de placement sous contrôle judiciaire ?

Principe retenu

La chambre de l'instruction doit se prononcer dans un délai de deux mois sur l'appel d'une ordonnance de placement sous contrôle judiciaire. À défaut, la mainlevée de cette mesure est acquise de plein droit, sauf circonstances imprévisibles.

Faits clés

  • Appel interjeté contre une ordonnance de placement sous contrôle judiciaire
  • Demande de mainlevée de l'interdiction de paraître dans la région Grand Est
  • Arrêt rendu plus de deux mois après la déclaration d'appel
  • Obligation de verser un cautionnement prévue
  • Chambre de l'instruction saisie de l'affaire

Articles cités

article 194, alinéas 2 et 3, du code de procédure pénale

Sommaire de la décision

Il résulte de l'article 194, alinéas 2 et 3, du code de procédure pénale que la chambre de l'instruction, lorsqu'elle statue sur l'appel d'une ordonnance de placement sous contrôle judiciaire ou de refus de mainlevée, totale ou partielle, de cette mesure, doit se prononcer dans un délai de deux mois à compter de la déclaration d'appel. A défaut, la mainlevée, totale ou partielle, de celle-ci est acquise de plein droit, sauf si des vérifications concernant la demande de la personne ont été ordonnées ou si des circonstances imprévisibles et insurmontables mettent obstacle au jugement de l'affaire dans les délais prévus. Encourt la cassation la chambre de l'instruction qui, saisie de l'appel de la personne mise en examen interjeté contre l'ordonnance du juge des libertés et de la détention n'ayant pas fait droit à sa demande tendant à la mainlevée de l'interdiction de paraître dans la région Grand Est et de l'obligation, pour l'avenir, de verser le cautionnement prévu, statue par un arrêt rendu plus de deux mois après cet appel. Dès lors, la mainlevée de l'interdiction de paraître dans la région Grand Est et de l'obligation, pour l'avenir, de verser le cautionnement prévu est acquise de plein droit

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