MOTIFS
En premier lieu, il ressort des dispositions de l’article 472 du code de procédure civile que si le défendeur ne comparaît pas, il est néanmoins statué sur le fond.
Le juge ne fait droit à la demande que dans la mesure où il l'estime régulière, recevable et bien fondée »
Sur la jonction des procédures Dans l’intérêt d’une bonne administration de la justice il convient d’ordonner la jonction des procédures RG 25/2357 et RG 25/2358 sous le seul numéro RG 25/2357.
Sur la demande principale
Il résulte de l’article 1240 du code civil que :« Tout fait quelconque de l'homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer. »
Par ailleurs, l’article 382 du Code civil dispose que :
« L'administration légale appartient aux parents. Si l'autorité parentale est exercée en commun par les deux parents, chacun d'entre eux est administrateur légal. »
« Dans les autres cas, l'administration légale appartient à celui des parents qui exerce l'autorité parentale. »
En l’espèce, Madame [J] [W] agissant en qualité de représentant légal de Monsieur [F] [T] et Madame [Y] [T] et Monsieur [R] [T] représenté par Madame [J] [W] versent aux débats les relevés bancaires de leurs livrets A ouverts à la CAISSE D’ÉPARGNE ILE DE FRANCE qui mentionnent plusieurs retraits de sommes d’argent au profit de Monsieur [I] [T] :
Sur le livret A de [F] [T] :
Un virement du 22 décembre 2021 de 100€ un virement de 100€ du 4 janvier 2022 de 100€ et enfin de 30€ le 18 mars 2022 au profit de Monsieur [I] [T].
Il apparait en outre que 3 virements de 30€ ont été effectués par la CAISSE D’ÉPARGNE les 2 août 2022, 8 août 2022 et 27 décembre 2022 à titre de remboursement des sommes prélevées par le défendeur après qu’elle ait eu connaissance du retrait de l’autorité parentale au père des enfants mineurs, soit un solde négatif de 140€.
Sur le livret A de [Y] [T]:
Il apparait qu’un virement du 22 décembre 2021 de 100€ un virement de 100€ du 4 janvier 2022 et de 80€ le 25 janvier 2022 ont été effectués au profit de Monsieur [I] [T], soit 280€.
Sur le livret A de [R] [T]:
Il apparait qu’un virement du 22 décembre 2021 de 100€, un virement de 100€ du 4 janvier 2022 et de 70€ le 25 janvier 2022 ont été effectués au profit de Monsieur [I] [T], Monsieur [R] [T] étant mineur au moment des faits.
Il résulte des pièces produites que 3 virements de 30€ ont été effectués par la CAISSE D’ÉPARGNE les 2 août 2022, 8 août 2022 et 27 décembre 2022, et 10€ le 14 janvier 2023 soit un solde négatif de 170€.
Par ailleurs Madame [J] [W] verse aux débats le jugement de divorce prononcé par le juge aux affaires familiales de [Localité 3] le 12 novembre 2021, qui a fixé la résidence des enfants chez leur mère et a retiré l’exercice de l’autorité parentale à Monsieur [I] [T].
Il en résulte qu’à la date des retraits litigieux le défendeur n’exerçait plus l’autorité parentale et ne pouvait pas en conséquence procéder à des actes d’administration consistant à prélever des fonds sur leurs comptes de placement.
En conséquence, Monsieur [I] [T] a commis une faute au titre de sa responsabilité délictuelle et qu’il convient de le condamner à rembourser à Madame [J] [W] agissant en qualité de représentant légal de ses enfants, Monsieur [F] [T] et Madame [Y] [T] la somme de 140€ et 280€ soit 420€ au titre des retraits effectués sur le compte de [F] et de [Y], outre les intérêts au taux légal à compter de la décision.
Il sera en outre condamné à rembourser à Monsieur [R] [T] représenté par Madame [J] [W] la somme de 170€ outre les intérêts au taux légal à compter de la décision.
Enfin il ne peut être fait droit aux demandes concernant les autres retraits de sommes d’argent sur les 3 livrets A qui ont été effectués par virements au profit de Monsieur [L] [O] lequel n’apparait pas à la procédure.
Sur la demande en dommages et intérêts
En l’espèce, Madame [J] [W] agissant en qualité de représentant légal de Monsieur [F] [T] et Madame [Y] [T] et Monsieur [R] [T] représenté par Madame [J] sollicite la condamnation de Monsieur [I] [T] au paiement de 250€ chacun au titre de leur préjudice moral.
Compte tenu de la circonstance des faits et de la faute commise par Monsieur [I] [T] qui a sciemment profité de ses pouvoirs d’administrateur légal de ses trois enfants mineurs alors que la CAISSE D’ÉPARGNE n’avait pas connaissance du retrait de l’exercice de son autorité parentale par jugement du 12 novembre 2021 pour soustraire plusieurs sommes sur leurs comptes de placement, il convient de le condamner à verser la somme de 200€ à chacun d’entre eux à titre de dommages et intérêts.
Sur les autres demandes
En application de l’article 696 du Code de Procédure Civile, Monsieur [I] [T] qui succombe à l’instance sera condamné aux dépens.