EXPOSÉ DU LITIGE
M. [T] [G] s'est vu consentir par Mme [S] [O] veuve [V] et Mme [B] [V], épouse [O] deux conventions locatives à effet toutes deux du 1 er janvier 1968 aux termes de deux actes sous seings privés en date du 22 décembre 1967, portant dans le même immeuble sis à [Localité 5] [Adresse 1], d'une part sur des locaux au rez-de-chaussée de l'immeuble, composés de deux pièces, et d'autre part sur des locaux au 1 er étage composé initialement de deux pièces communiquant entre elles, une cuisine, une salle de bains, un WC, enfin par un couloir commun une troisième pièce.
Le bail du rez-de-chaussée était consenti pour 9 années sous forme d'un bail commercial soumis au statut des baux commerciaux pour l'exercice de l'activité de conseil juridique .
Le bail du 1 er étage était lui, pour une durée de 6 ans sous forme d'un bail d'habitation en application de l'article 3 quinquies de la loi du 1 er septembre 1948.
A l'expiration, du bail de 6 ans de l'article 3 quinquies de la loi du 1 er septembre 1948, Mme [B] [V], faisait signifier congé le 19 décembre 1973 à M.[G] pour les locaux du 1 er étage, avant de lui consentir par acte sous seings privés en date du 26 février 1974 le renouvellement du bail du 22 décembre 1967 pour une nouvelle durée de 6 années à compter du 1 er janvier 1974.
Par acte d'huissier en date du 25 août 1978, M.[J] [F] a signifié à Mme [B] [V] alors bailleresse, un acte de cession du 19 mars 1973 et du 4 août 1978, aux termes duquel était cédé à M.[J] [F] , l'un des collaborateurs de M. [T] [G], le cabinet de conseil juridique dont ce dernier était : « titulaire situé à [Localité 6] [Adresse 3] exploité dans les locaux sis audit lieu, comprenant au rez-de-chaussée, deux pièces reliées par un ascenseur privé au premier étage composé de couloir, trois pièces, cuisine, WC, ' » .
Suite au décès de sa mère Mme [H] [O] veuve [C] est devenue propriétaire des lieux loués puis, après en avoir apporté la nu- propriété à une société civile immobilière D&L, en est restée l'usufruitière.
Par exploit du 15 avril 2022, Mme [H] [C] a assigné devant le Juge des Contentieux de la Protection de [Localité 7] , M.[J] [F] , considérant qu'il ne respectait pas ses obligations , le logement du premier étage étant occupé non pas à titre d'habitation mais à titre professionnel .
Par jugement du 1 er février 2024 le juge des contentieux de la protection de [Localité 7] a :
- Débouté les parties de l'ensemble de leurs demandes,
- Condamné Mme [H] [C] aux dépens.
Mme [H] [C] par déclaration du7 mars 2024, a interjeté appel de cette décision .
Dans ses dernières conclusions signifiéés le 12 décembre 2025 , elle demande à la cour de :
- CONFIRMER le Jugement entrepris en ce qu'il a débouté Monsieur [F] de ses demandes de requalification du bail,
- INFIRMER le jugement entrepris en ce qu'il a débouté Madame [C] de l'intégralité de ses demandes,
Et statuant à nouveau,
- CONSTATER le non-respect par Monsieur [F] de la destination de l'appartement à usage d'habitation,
- DIRE ET JUGER qu'il s'agit d'un manquement grave du locataire à ses obligations,
En conséquence,
- ORDONNER la résolution du bail,
- ORDONNER l'expulsion de Monsieur [F] et de toute personne dans les lieux de son fait, et ce, avec l'assistance du Commissaire de Police et de la [Localité 8] Publique, s'il y a lieu,
- ORDONNER le transport et la séquestration des meubles et objets mobiliers garnissant les lieux dans un garde-meubles qui sera désigné par la Cour ou dans tel autre lieu, au choix du bailleur, en garantie de toutes sommes qui pourront être dues,
- CONDAMNER Monsieur [F] à payer à Madame [C] une indemnité d'occupation mensuelle fixée au double du loyer courant, augmenté des charges à compter de la résolution du bail et ce jusqu'à la libération définitive des lieux par la remise de clefs,
En tout etat de cause,
- DEBOUTER Monsieur [F] de ses entières demandes fins et conclusions,