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EXPOSE DU LITIGE
Suivant un acte de cession du 7 avril 2018, Mme [U] [H] (la venderesse) a vendu à M. [B] [C] (l'acquéreur) un véhicule de marque Mercendes Benz immatriculé [Immatriculation 1] moyennant le versement d'un prix de 14.800 euros.
M. [E] [R], précédent propriétaire du véhicule, a déposé plainte le 24 mai 2018 à l'encontre de la venderesse pour abus de confiance, faux et usage de faux à l'occasion de la vente du véhicule au profit de cette dernière. Le véhicule a donc été saisi par les services de police.
Par acte introductif d'instance du 26 novembre 2021, l'acquéreur a fait assigner la venderesse devant le tribunal judiciaire de Lyon aux fins, notamment, de demander sa condamnation à lui payer la somme de 14.800 euros au tire de la restitution du prix de vente consécutivement à son éviction du fait d'un tiers.
Par jugement contradictoire du 22 mai 2024, le tribunal :
- l'a débouté de l'ensemble de ses demandes,
- l'a condamné aux dépens,
- a rejeté la demande de la vendeuse sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile,
- a rappelé que le présent jugement est assorti de l'exécution provisoire.
Par déclaration du 4 juin 2024, l'acquéreur interjeté appel.
Aux termes de ses dernières conclusions, notifiées le 10 mars 2025, il demande à la cour de :
- réformer le jugement en ce qu'il l'a :
o débouté de l'ensemble de ses demandes,
o condamné aux dépens,
Statuant à nouveau,
A titre principal,
- constater la résolution de la vente du véhicule,
- condamner la venderesse à lui payer la somme de 14.800 euros avec intérêt au taux légal à compter de la vente, au titre de la restitution du prix de vente du véhicule consécutivement à l'éviction totale du fait d'un tiers qu'il a subie le 26 mai 2018,
- la condamner au paiement de la somme forfaitaire de 10.000 euros au titre des préjudices matériel, financier et moral, qu'il a subis du fait de son éviction.
A titre subsidiaire,
- constater la résolution de la vente du véhicule,
- condamner cette dernière à lui payer la somme de 14.800 euros avec intérêt au taux légal à compter de la vente au titre du défaut de délivrance conforme du véhicule litigieux,
- la condamner au paiement de la somme forfaitaire de 10.000 euros au titre des préjudices matériel, financier et moral, qu'il a subis du fait de son éviction,
En tout état de cause,
- la condamner au paiement de la somme de 4.000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile.
- la condamner aux entiers dépens.
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Aux termes de ses dernières conclusions, notifiées le 14 octobre 2024, la venderesse demande à la cour de :
- confirmer le jugement en ce qu'il a débouté l'acquéreur de l'ensemble de ses demandes et l'a condamné aux dépens,
Et statuant à nouveau,
- le condamner à lui verser la somme de 3.000 euros à titre de dommages et intérêts pour procédure abusive,
- le débouter du surplus de ses demandes,
Ayant déposé une demande d'aide juridictionnelle,
o juger qu'il serait inéquitable que le Trésor public d'une part, et son Conseil, d'autre part, financent tous deux sa défense,
o en conséquence, vu les articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991, et les diligences effectuées par M. [L] [N], son avocat, condamner l'acheteur au versement de 3.000 euros à titre d'indemnité qualifiée de frais et honoraires auprès de M. [L] [N], son avocat qui pourra directement les recouvrer,
o donner acte, à M. [L] [N], avocat, de ce qu'il s'engage à renoncer au bénéfice de l'aide juridictionnelle si, dans les douze mois du jour où la décision à intervenir est passée en force de chose jugée, il parvient à recouvrer auprès de l'acheteur la somme allouée, et si cette somme est supérieure à l'indemnité qui aurait été versée au titre de l'aide juridictionnelle.
- condamner l'acheteur aux entiers dépens de l'instance.
L'ordonnance de clôture est intervenue le 20 mars 2025.