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FAITS ET PROCEDURE
Le 12 juin 2011, M. [S] [L], alors âgé de 15 ans, a été victime d'un grave accident de la circulation à bord d'un véhicule automobile assuré par la Matmut. Son cousin, également passager du véhicule, est décédé dans l'accident.
Suivant certificat médical descriptif initial, à son arrivée aux urgences du centre hospitalier d'[Localité 8]-[Localité 9], M. [L] présentait des plaies et écorchures multiples de la face, du nez et de la lèvre supérieure, des douleurs du coude droit et des douleurs au genou gauche, une fracture ouverte des os propres du nez, des plaies multiples du visage et écorchures, une contusion du coude droit et une contusion du genou gauche.
Par jugement du 3 novembre 2011, le tribunal correctionnel de Rouen a déclaré le conducteur coupable d'homicide involontaire et de blessures involontaires avec incapacité n'excédant pas 3 mois par conducteur d'un véhicule sous l'empire d'un état alcoolique et ordonné une expertise médicale de M. [L] confiée au Dr [T] [K].
Le 23 mars 2012, le Dr [K] a conclu à l'absence de consolidation psychique de M. [L] et renvoyé ses conclusions à plus tard.
Par ordonnance du 18 décembre 2014, le Dr [K] a été remplacé par le Dr [J], qui, le 3 mai 2016, a conclu à la non consolidation de la victime au plan physique en attente de la rhinoplastie et à la persistance d'un syndrôme post-traumatique majeur aggravé par les cicatrices du visage.
Désigné par ordonnance du 20 juillet 2018, le Dr [K] a déposé son rapport le 19 novembre 2018, fixant la date de consolidation au 8 septembre 2018.
Sur la base des conclusions du Dr [K], le 15 mai 2019 la Matmut a formulé une offre d'indemnisation à laquelle aucune suite n'a été donnée.
Suivant actes de commissaire de justice du 6 mars 2023, M. [S] [L] et Mme [H] [L], sa s'ur, ont fait assigner la Matmut & Co et la Cpam de Rouen-Elbeuf-[Localité 6] devant le tribunal judiciaire de Rouen aux fins d'indemnisation de leurs préjudices.
La Matmut est intervenue volontairement à l'instance.
Par ordonnance du 9 janvier 2024, le juge de la mise en état a condamné la Matmut à verser à M. [L] une somme provisionnelle de 5 000 euros.
Par jugement réputé contradictoire du 1er août 2024, le tribunal judiciaire de Rouen a :
- ordonné la révocation de l'ordonnance de clôture et fixé la clôture de la procédure à l'audience de plaidoiries du 6 mai 2024,
- reçu l'intervention volontaire de la Matmut, et mis hors de cause la Matmut & Co,
- dit que le droit à indemnisation de M. [S] [L] est intégral,
- rejeté la demande d'expertise psychiatrique formée par M. [S] [L],
- dit que la Matmut est tenue d'indemniser intégralement M. [S] [L] des conséquences dommageables de l'accident dont il a été victime le 12 juin 2011,
en conséquence,
- condamné la Matmut à payer à M. [S] [L] en réparation de son préjudice corporel les sommes suivantes :
. 24,96 euros au titre des dépenses de santé actuelles,
. 1 350 euros au titre des frais divers,
. 14 169,60 euros au titre de la perte de gains professionnels actuels,
. 44 000 euros au titre du préjudice scolaire, universitaire ou de formation,
. 74 633,05 euros au titre de la perte de gains professionnels futurs,
. 15 000 euros au titre de l'incidence professionnelle,
. 8 675,10 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire,
. 8 000 euros au titre des souffrances endurées,
. 5 000 euros au titre du préjudice esthétique temporaire,
. 23 000 euros au titre du déficit fonctionnel permanent,
. 6 000 euros au titre du préjudice esthétique permanent,
. 8 000 euros au titre du préjudice d'agrément,
dont à déduire les provisions déjà versées pour un montant total de 9 800 euros,
- rejeté la demande d'indemnisation formée par M. [S] [L] au titre des dépenses de santé futures,
- condamné la Matmut à verser à Mme [H] [L] la somme de 5 000 euros en réparation de son préjudice d'affection,