EXPOSE DU LITIGE
Par un acte sous seing privé en date du 5 mai 2011, la banque CIC Est a consenti à la société [K] un prêt d'un montant de 166 500 euros, au taux de 5,9 % l'an, remboursable en 58 mensualités.
Par le même acte, la société [J] entreprise s'est portée caution solidaire de la société [K], au pro't de la banque CIC Est, en s'obligeant solidairement avec la société [K] au paiement du prêt consenti et au service des intérêts et accessoires, résultant du prêt, pour le cas où celle-ci n'exécuterait pas elle-même ses engagements.
Le 30 mai 2011, Mme [D] [Z], gérante de la société [K] s'est engagée en qualité de caution solidaire de la société [K] au pro't de la société [J] entreprise, dans la limite de la somme de 199 200 euros, couvrant le paiement du principal, des intérêts et des pénalités de retard, et pour la durée de 5 années.
Du fait de la défaillance de la société [K] dans le remboursement du prêt consenti par la banque CIC Est, cette dernière s'est retournée vers la société [J] entreprise.
Suivant quittance subrogative établie par la banque le 10 mars 2013, la société [J] entreprise a versé, en lieu et place de la société [K] la somme de 162 219,43 euros, se décomposant comme suit :
- 46 745,30 euros au titre des échéances impayées entre août 2011 et 2013.
- 115 474,13 euros au titre du capital restant dû au 10 mars 2013.
Par un jugement en date du 8 juillet 2014, le Tribunal de Commerce de DRAGUIGNAN a ouvert une procédure de liquidation judiciaire à l'encontre de la société [K]. Cette procédure a été clôturée pour insuffisance d'actif par jugement en date du 14 novembre 2017.
La société [J] entreprise a déclaré ses créances au passif de la procédure collective de la société [K], par courrier RAR en date du 11 août 2014.
Par un courrier RAR en date du 15 janvier 2020, la société [J] entreprise a mis en demeure Mme [Z] d'avoir à lui verser une somme totale de 179 663,90 euros en exécution de son cautionnement solidaire de la société [K] à son profit.
Suivant exploit d'huissier de justice en date du 21 décembre 2020, la société [J] entreprise a assigné Mme [D] [Z] devant le Tribunal de Commerce de Fréjus a'n de la voir condamner à lui payer la somme de 185 177,45 euros suivant décompte au 8 octobre 2020, avec intérêts de retard au taux conventionnel de 5,9 % l'an et capitalisation des intérêts jusqu'à paiement intégral, au titre de son cautionnement solidaire et la somme de 2 000 euros à titre de dommages et intérêts pour résistance abusive, outre une indemnité de 2 000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile et les entiers dépens.
Par jugement en date du 31 mai 2021, le tribunal de commerce de Fréjus a débouté la société [J] entreprise de toutes ses demandes et l'a condamnée au paiement des dépens. Le tribunal a estimé que l'engagement de caution de Mme [Z] avait pris fin en 2016.
Par déclaration en date du 22 juin 2021, la société [J] entreprise a interjeté appel de ladite décision.
L'ordonnance de clôture a été rendue le 27 janvier 2026. L'affaire a été appelée à l'audience du 10 février 2026 et a été mise en délibéré au 9 avril 2026.
Mme [Z] n'a pas constitué avocat et n'a pas conclu bien que régulièrement assignée conformément à l'article 659 du code de procédure civile.
L'arrêt rendu sera par défaut, conformément à l'article 473 du code de procédure civile.
PRETENTIONS ET MOYENS
Par conclusions signifiées par RPVA le 15 septembre 2021 par voie d'huissier et 15 septembre 2021 par RPVA, la SAS [J] entreprise demande à la cour de :
Dire et juger recevable et bien fondé l'appel interjeté par la société [J] entreprise contre le jugement rendu par le Tribunal de commerce de Fréjus le 31 mai 2021.
Y faisant droit,
Reformer le jugement entrepris en toutes ses dispositions.