RAPPEL DES FAITS, PROCÉDURE ET PRETENTIONS DES PARTIES
M. [O] [A] [S], né en 1988, dit avoir été engagé par la SARL [1], par un contrat de travail à durée indéterminée à compter du 1er septembre 2020 en qualité de responsable d'exploitation.
La SELARL [Y] [H], prise en la personne de M. [Y] [H], és qualités de liquidateur judiciaire soutient que M. [S] ne démontre ni l'existence d'une prestation de travail, ni d'un versement d'une rémunération, ni d'un lien de subordination et qu'ainsi il ne peut se prévaloir d'aucun contrat de travail le liant à la société [1].
Les relations contractuelles entre les parties étaient soumises à la convention collective nationale de la propreté.
M. [S] dit que la société [1] ne lui a plus fourni de travail à compter du 19 octobre 2020, celle-ci lui ayant refusé l'accès aux locaux de l'entreprise à compter de cette date.
Le 17 octobre 2020, M. [O] [S] a déposé une plainte pour violences à l'encontre de M. [F] [C], gérant de la société [1], à la suite d'une altercation ayant eu lieu le jour même alors que celui-ci s'était présenté à son domicile.
Le 20 octobre 2020, M. [T] [S], frère de M. [O] [S] a déposé une main courante pour coups et blessures à l'encontre de M. [F] [C] à la suite d'une altercation ayant eu lieu le 17 octobre 2020 alors que celui-ci s'était présenté au domicile de ses parents.
Le 29 octobre 2020, M. [S] a saisi le bureau d'aide juridictionnelle du tribunal judiciaire d'Evry-Courcouronnes qui, par décision du 15 décembre 2020, lui a accordé l'aide juridictionnelle totale.
Par jugement du 1er mars 2021, le tribunal de commerce d'Evry a prononcé une mesure de redressement judiciaire au profit de la société [1] et a désigné la SELARL [Y] [H], prise en la personne de M. [Y] [H], en qualité de mandataire judiciaire.
Réclamant le paiement des salaires non-versés, demandant la résiliation judiciaire de son contrat de travail et réclamant diverses indemnités, outre le remboursement de frais ainsi que des dommages et intérêts pour manquements de l'employeur à son obligation de sécurité, M. [S] a saisi le 7 avril 2021 le conseil de prud'hommes d'Evry-Courcouronnes.
Par jugement du 30 juillet 2021, le tribunal de commerce d'Evry a converti la mesure de redressement en une mesure de liquidation judiciaire et a désigné la SELARL [Y] [H], prise en la personne de M. [Y] [H], en qualité de liquidateur judiciaire. La date de cessation des paiements a été fixée au 5 février 2021.
Par lettre datée du 30 juillet 2021, SELARL [Y] [H], prise en la personne de M. [Y] [H], ès qualités de liquidateur judiciaire a convoqué M. [S] à un entretien préalable fixé au 6 août 2021.
Par lettre datée du 6 août 2021, M. [S] s'est ensuite vu notifier son licenciement économique à titre conservatoire.
Par jugement du 9 février 2023, auquel la cour se réfère pour l'exposé de la procédre antérieure et des prétentions initiales des parties, le conseil de prud'hommes d'Evry-Courcouronne en sa formation de départage, a statué comme suit :
- déclare les demandes de M. [S] recevables,
- fixe au passif de la liquidation judiciaire de la société [1] au profit de M. [S] les sommes suivantes :
- salaire du mois de septembre 2020 : 3.255,36 euros bruts, outre 325,53 euros au titre des congés payés y afférents,
- salaire du mois d'octobre 2020 : 2.526,55 euros, outre 252,65 euros au titre des congés payés y afférents,
- prononce la résiliation judiciaire du contrat de M. [S] aux torts de la société [1] à la date du 06 août 2021,
- dit que la résiliation judiciaire du contrat produit les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse,
- fixe la créance de M. [S] au passif de la SARL [1] aux sommes suivantes :
- 587,65 euros au titre de l'indemnité de licenciement,
- 2.526,55 euros au titre de l'indemnité compensatrice de préavis,
- 252,65 euros au titre des congés payés sur préavis,
- 1.000 euros au titre de l'indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse,