EXPOSÉ DU LITIGE ET PROCÉDURE
Par acte sous seing privé du 15 février 2017, M. [L] [P] et Mme [Z] [A] épouse [P] ont donné à bail à M. [K] [Q] et Mme [R] [T] un immeuble à usage d'habitation situé [Adresse 5] à [Localité 3], moyennant un loyer de 860 € et une provision sur charges de 70 €.
Le 17 octobre 2024, les loyers n'ayant pas été régulièrement réglés, un commandement de payer et d'avoir à justifier d'une assurance, visant la clause résolutoire, a été délivré, en vain.
Par acte du 13 mars 2025, dénoncé le 14 mars 2025 par voie électronique avec accusé de réception au préfet de la Haute-Garonne, les époux [P] ont fait assigner M. [Q] et Mme [S], devant le juge des référés du tribunal judiciaire de Toulouse, aux fins d'obtenir :
- la constatation de la résiliation du bail,
- l'expulsion des locataires,
- le paiement solidaire et à titre provisionnel, de la somme de 1 122,56 € représentant l'arriéré de loyers arrêté au 17 octobre 2024,
- la fixation d'une indemnité d'occupation à la somme de 930 € jusqu'à la libération des lieux,
- la condamnation des locataires aux dépens comprenant le coût du commandement de payer.
Par ordonnance du 4 juillet 2025, le juge des référés du tribunal judiciaire de Toulouse a :
- constaté la résiliation du bail à compter du 17 novembre 2024,
- condamné solidairement, à titre provisionnel, M. [K] [Q] et Mme [R] [T] à payer à M. [L] [P] et Mme [Z] [A] épouse [P] la somme de 1 122,56 € représentant l'arriéré des loyers et indemnités d'occupation arrêté au 13 mai 2025, avec intérêts au taux légal à compter de la signification de la présente décision,
- à compter du 17 novembre 2024, fixé au montant du loyer et de la provision pour charges, l'indemnité d'occupation versée à M. [L] [P] et Mme [Z] [A] épouse [P] par M. [K] [Q] et Mme [R] [T] et les y a condamnés solidairement jusqu'au départ des lieux des occupants, sopus déduction des prestations sociales versées directement au bailleur, le cas échéant,
- ordonné l'expulsion de M. [K] [Q] et Mme [R] [T] et celle de tout occupant de leur chef, des lieux loués situés [Adresse 6] -
[Adresse 7] à [Localité 4], et ce au besoin, avec l'assistance de la force publique, passé le délai de deux mois suivant la délivrance d'un commandement d'avoir à libérer les lieux, conformément aux dispositions des articles L. 412-1 et suivants, R. 411-1 et suivants, R. 412-1 et R. 451-1 au cas d'abandon des lieux,
- condamné solidairement M. [K] [Q] et Mme [R] [T] à payer à M. [L] [P] et Mme [Z] [F] épouse [P] la somme de 500 € au titre de l'article 700 du code de procédure civile,
- condamné solidairement M. [K] [Q] et Mme [R] [T] aux dépens qui comprendront les frais du commandement de payer,
- rappelé que l'exécution provisoire de la décision est de droit.
Par déclaration du 4 août 2025, Mme [T] a relevé de cette ordonnance.
PRÉTENTIONS DES PARTIES
Dans ses dernières conclusions transmises par voie électronique le 30 janvier 2026, Mme [R] [T], appelante, demande à la cour, au visa de l'article 24V de la loi du 6 juillet 1989 n°89-462 et des articles L. 412-3 et suivants du code des procédures civiles d'exécution, de :
- rejeter toutes conclusions contraires comme injustes ou mal fondées,
- infirmer l'ordonnance rendue par le juge des contentieux et de la protection près le tribunal judiciaire de Toulouse, en date du 4 juillet 2025, en ses dispositions suivantes :
' constaté la résiliation du bail à compter du 17 novembre 2024,
' ordonné l'expulsion de M. [K] [Q] et Mme [R] [T] et celle de tout occupant de leur chef, des lieux loués situés [Adresse 8] à [Localité 4], et ce au besoin, avec l'assistance de la force publique, passé le délai de deux mois suivant la délivrance d'un commandement d'avoir à libérer les lieux, conformément aux dispositions des articles L. 412-1 et suivants R. 411-1 et suivants, R. 412-1 et suivants du code des procédures civiles d'exécution,
' condamné solidairement M. [K] [Q] et Mme [R] [T] à payer à M.