EXPOSE DU LITIGE:
1. La société Volt Elec, dont le siège est à [Localité 1] (Gironde), exerçait une activité de travaux d'installation électrique.
Par acte du 24 septembre 2020, la société Banque Populaire Aquitaine Centre Altantique (ci-après la BPACA), a conclu un contrat de crédit-bail avec la société Volt Elec, pour une durée de cinq années à compter du 14 décembre 2020, ayant pour objet :
- un véhicule Nissan, d'une valeur globale de 16 540,97 euros ;
- un échafaudage roulant, d'une valeur globale de 2 071,20 euros ;
- divers matériels électriques, d'une valeur globale de 4 661,09 euros.
Le montant des échéances a été fixé à la somme mensuelle de 686,87 euros pour la première échéance et 426,54 euros pour les 59 autres échéances, et la gestion du contrat a été confiée à la société BPCE Lease.
Par jugement du 07 juin 2023, le tribunal de commerce de Bordeaux a prononcé l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire de la société Volt Elec, et désigné la Selas Ascagne AJ en qualité d'administrateur judiciaire et la Selarl Ekip' en qualité de mandataire judiciaire.
Par lettre recommandée avec accusé de réception du 03 juillet 2023, la BPACA a informé le liquidateur qu'elle n'avait aucune créance à déclarer, les échéances ayant été payées jusqu'au mois de mai 2023.
Par lettre recommandée avec accusé de réception du même jour, la BPACA a mis en demeure l'administrateur judiciaire de se prononcer sur la poursuite du contrat de crédit-bail.
Ce courrier étant resté sans réponse, le contrat de crédit-bail s'est trouvé résilié de plein droit.
À la suite de la résiliation du contrat, et par lettre recommandée avec accusé de réception du 22 août 2023, la BPACA a adressé une déclaration de créance rectificative d'un montant de 12 171,82 euros au titre de l'indemnité de résiliation, dont 11 943,12 euros au titre des 28 loyers mensuels restant à échoir du 14 août 2023 au 14 novembre 2025 et 228,70 euros au titre de la valeur résiduelle des matériels et du véhicule financés, à la Selarl Ekip' en sa qualité de mandataire judiciaire.
Par requête du 3 octobre 2023, la société BPCE Lease a sollicité du juge commissaire du tribunal de commerce de Bordeaux la restitution des biens objets du contrat, lequel, par ordonnance du 18 janvier 2024, l'a autorisée à reprendre le véhicule mais a rejeté sa demande en restitution des matériels, au motif que ces biens ne figuraient pas dans l'inventaire dressé par le commissaire de justice.
Par jugement du 24 janvier 2024, le tribunal de commerce de Bordeaux a converti la procédure de redressement judiciaire de la société Volt Elec en liquidation judiciaire et maintenu la Selarl Ekip' en qualité de liquidateur.
Par lettre recommandée avec accusé de réception du 30 janvier 2024, la BPACA a réitéré sa déclaration de créance au titre de l'indemnité de résiliation.
Par lettre recommandée avec accusé de réception du 20 février 2024, le liquidateur a contesté la créance déclarée par la BPACA et proposé son rejet total au motif que la dette est inconnue.
En réponse, par lettre recommandée avec accusé de réception du 14 mars 2024, la BPACA a indiqué au liquidateur que la créance déclarée résultait de la résiliation du contrat.
Par lettre recommandée avec accusé de réception du 15 juillet 2024, le liquidateur a adressé une contestation de créance complémentaire à la BPACA, indiquant que la créance déclarée correspondait à une indemnité de résiliation assimilable à une clause pénale manifestement excessive susceptible de révision judiciaire.
Par lettre recommandée avec accusé de réception du 25 juillet 2024, la BPACA a maintenu sa déclaration de créance.
2. L'affaire a été soumise à la procédure de vérification du passif devant le juge commissaire du tribunal de commerce de Bordeaux.
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