Par acte sous seing privé signé le 1er août 2017 en l'étude de maître [G], notaire au sein de la SCP [W] [M] [P] [T] [Z], Mme [N] [I] et Mme [D] [C] épouse [L], vendeurs, et M. [J] [U], acquéreur, ont régularisé une promesse synallagmatique de vente concernant une parcelle située lieu-dit [Adresse 4], [Adresse 5] à Riom (Puy-de-Dôme), cadastrée section ZB n° [Cadastre 1], d'une superficie de 7 ares 96 centiares, le prix étant fixé à 60 000 euros, la réitération de la vente devant intervenir le 29 septembre 2017.
L'acte prévoyait :
-Une condition suspensive liée à l'obtention par l'acquéreur d'un prêt d'un montant maximum de 40 000 euros sur une durée de 15 ans au taux d'intérêt maximum de 1,70 % ;
-Une pénalité de 6000 euros en application de l'article 1231-5 du code civil en cas de non réitération de l'acte ;
-La possibilité pour chaque partie, nonobstant la pénalité, de poursuivre l'exécution de la vente.
L'acte apportait en outre, au paragraphe consacré aux servitudes, les précisions suivantes :
« À la connaissance du vendeur, outre les servitudes pouvant résulter le cas échéant de l'acte, de la situation naturelle du bien, de la loi et de l'urbanisme, il n'en existe pas d'autre que celles relatées ci-après :
1) Aux termes de l'acte reçu par maître [A], notaire à [Localité 5], le 28 juillet 2001, publié au bureau des hypothèques de [Localité 1] le 24 août 2001, volume 2001 P n° 4086, il a notamment été stipulé ce qui suit ci-après littéralement rapporté :
« 'M. et Mme [X] créent et constituent sur la parcelle de terrain restant leur appartenir, cadastrée section ZB n° [Cadastre 1] (fonds servant) une servitude de passage de canalisation d'évacuation d'eaux usées et pluviales, au profit de l'immeuble présentement vendu cadastré section ZB n° [Cadastre 2] (fonds dominant)'.
Cette servitude s'est éteinte par suite de la réunion des fonds servant et dominant entre les mains d'un même propriétaire.
Il est ici précisé que la maison d'habitation édifiée sur la parcelle cadastrée section ZB n° [Cadastre 2] est équipée à ce jour d'un assainissement par fosse septique située en sous-sol de la parcelle cadastrée section ZB n° [Cadastre 1] présentement vendue.
Cependant, il n'y a pas lieu de stipuler une création de servitude pour cette installation, le vendeur s'obligeant expressément à remplacer ce système d'assainissement par un autre système individuel de type station d'épuration ou micro station d'épuration, lequel sera situé sur la parcelle cadastrée section ZB n° [Cadastre 2], et ce, au plus tard avant la réitération des présentes en acte authentique des présentes (sic). Le vendeur s'oblige en outre à neutraliser la fosse septique actuellement existante avec de l'eau ou du sable à son choix, avant la réitération authentique de la vente. 2)(') ».
Mme [I] et Mme [L] se sont renseignées auprès des services techniques de la mairie de [Localité 1] sur la possibilité d'installer une micro station d'épuration sur leur parcelle. Suite à un déplacement sur les lieux le 8 août 2017, M. [K], technicien du domaine public, leur a adressé un courriel le 12 octobre 2017 leur confirmant qu'elles n'étaient pas autorisées à installer une microstation d'épuration sur la parcelle cadastrée ZB n° [Cadastre 2] et avaient l'obligation de raccorder la parcelle, située en zone d'assainissement collectif, au réseau de collecte des eaux usées, soit directement soit par le biais d'une servitude et de mettre hors service le dispositif d'assainissement individuel.
Par courrier recommandé en date du 13 octobre 2017, Mme [I] et Mme [L] ont avisé leur notaire de leur intention de ne pas poursuivre la vente, annexant à leur lettre le courriel des services techniques de la mairie de [Localité 1] en date du 12 octobre 2017.
Par courrier recommandé en date du 21 novembre 2017, M. [U] a mis en demeure Mme [I] et Mme [L] de régulariser la vente le 11 décembre 2017, date à laquelle un procès-verbal de carence a été dressé par maître [V], notaire de M.