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Cour d'appel, 2ème ch - section 1, 22 avril 2026 — n° 25/01465

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Synthèse de la décision

Question juridique

Quelles sont les conséquences de la résiliation d'un bail commercial pour non-paiement des loyers ?

Principe retenu

La résiliation d'un bail commercial peut être prononcée par application d'une clause résolutoire en cas de non-paiement des loyers. En cas de résiliation, le locataire peut être expulsé et condamné à verser des indemnités aux bailleurs.

Faits clés

  • Monsieur [O] a signé un bail commercial le 15 février 2024.
  • Le locataire a accusé un retard de paiement des loyers.
  • Les bailleresses ont saisi le juge des référés pour obtenir la résiliation du bail.
  • La résiliation a été constatée le 26 mars 2025.
  • Monsieur [O] a été condamné à payer 9 937,69 € pour loyers et charges échus.

Articles cités

article 1134 du code civil article 1343-5 du code civil article L 145-41 du code de commerce article L 143-2 du code de commerce article 700 du code de procédure civile article 906-2 du code de procédure civile

Dispositif

PAR CES MOTIFS Le conseiller de la mise en état Statuant par ordonnance réputée contradictoire Prononce la caducité de la déclaration d'appel du 26 mai 2025 interjeté par [Y] [O] enregistrée sous le numéro RG 25/01465. Condamne [Y] [O] à payer à [J] [W] veuve [B], [L] [B] et [R] [B] la somme de 800 € sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile. Dit [Y] [O] tenu aux dépens de l'incident. Fait à [Localité 4], le 22 Avril 2026 Le Greffier, Le Magistrat chargé de la Mise en Etat, Sandrine GABAIX-HIALE Jeanne PELLEFIGUES

Exposé du litige

JP/RP Numéro 26/1157 COUR D'APPEL DE PAU 2ème CH - Section 1 ORDONNANCE du 22 Avril 2026 Dossier : N° RG 25/01465 N° Portalis DBVV-V-B7J-JFWG Affaire : [Y] [O] C/ [J] [W] Veuve [B] [L] [B] [C] [S] [B] - O R D O N N A N C E - Nous, Jeanne PELLEFIGUES, Magistrat chargé de la mise en état de la 2ème Chambre - Section 1 - de la Cour d'Appel de PAU Assistée de Pascal MAGESTE, Greffier, présent à l'appel des causes à l'audience des incidents du 11 Mars 2026 Vu la procédure d'appel : ENTRE : Monsieur [Y] [O] [Adresse 1] [Localité 1] Représenté par Maître Moïse Stéphane SUISSA de la SELAS SUISSA- KHERFALLAH, avocat au barreau de PAU APPELANT ET : Madame [J] [W] Veuve [B] [Adresse 2] [Localité 2] Madame [L] [B] [Adresse 2] [Localité 2] Madame [C] [S] [B] [Adresse 2] [Localité 2] Représentées par Maître Benoît VICTOR, avocat au barreau de PAU INTIMEES * * * Par ordonnance contradictoire du 23 avril 2025, le juge des référés du tribunal judiciaire de PAU a : Tous droits et moyens des parties demeurant réservés quant au fond, Vu les articles 1134 et 1343-5 du Code civil, L 145- 41 et L 143-2 du code de commerce, constaté que la résiliation du bail liant les parties est intervenue par application de la clause contractuelle résolutoire le 26 mars 2025 ordonné en conséquence, en tant que de besoin, l'expulsion de Monsieur [O] et celle de tous occupants de son chef des lieux loués, au besoin avec le concours de la force publiqu condamné Monsieur [O] à payer aux bailleresses la somme de 9 937,69 € à titre de provision à valoir sur les loyers et charges échus au 1er février 2025 ; condamné Monsieur [O] à payer aux bailleresses une indemnité mensuelle d'occupation égale au loyer qui aurait été exigible, indexation et provision pour charges comprises, si le bail n'avait pas été résilié ; condamné Monsieur [O] à payer aux bailleresses la somme de 800 € sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile rejeté toutes autres demandes condamné Monsieur [O] aux dépens qui comprendront le coût du commandement rappelé que la présente décision bénéficie de l'exécution provisoire de plein droit. Par déclaration du 26 mai 2025, [Y] [O] a interjeté appel de la décision. Par conclusions du 19 septembre 2025, [J] [W] veuve [B], [L] [B], [R] [B] ont saisi le président de la deuxième chambre - section 1 de la la cour d'appel de PAU aux fins de : prononcer la caducité de la déclaration d'appel N° 25/01153 de Monsieur [Y] [O] enregistrée sous le N° 25/01465 en date du 26 mai 2025 condamner Monsieur [Y] [O] à payer à Madame [J] [W] veuve [B], Madame [L] [B] et Madame [R] [B] la somme de 3 000 € en application des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile condamner Monsieur [Y] [O] aux entiers dépens de première instance et d'appel. [Y] [O] n'a pas conclu sur l'incident

Motivations de la décision

SUR CE Madame [J] [W] veuve [B], Madame [L] [B] et Madame [R] [B] ont consenti à [Y] [O] un bail commercial en date du 15 février 2024 portant sur des locaux sis à [Localité 3]. Suite au retard de paiement des loyers pris par le locataire, les bailleresses ont saisi le juge des référés aux fins de constater la résiliation du bail commercial et obtenir l'expulsion des occupants des locaux loués, outre paiement d'une indemnité d'occupation. Par décision dont appel, la résiliation du bail a été constatée par le jeu de la clause résolutoire et l'expulsion du locataire ordonnée, ainsi que la condamnation de celui-ci à verser une indemnité provisionnelle à valoir sur les loyers et les charges échus au 1er février 2025. Les demanderesses à l'incident soulèvent la caducité de la déclaration d'appel sur le fondement de l'article 906-2 du code de procédure civile, au motif que l'appelant devait au plus tard notifier ses conclusions le 17 septembre 2025 dans les deux mois à compter de l'avis de fixation du 17 juillet 2025 notifié aux parties par le greffe. * * * L'article 906-2 du code de procédure civile prévoit qu'à peine de caducité de la déclaration d'appel, relevée d'office par ordonnance du président de la chambre saisie ou du magistrat délégué par le premier président, l'appelant dispose d'un délai de deux mois à compter de la réception de l'avis de fixation de l'affaire à bref délai pour remettre ses conclusions au greffe. En l'espèce, la déclaration d'appel de [Y] [O] a été faite le 26 mai 2025. L'avis de fixation de l'affaire a été notifié par le greffe aux parties le 17 juillet 2025 suivant message RPVA. L'appelant devait notifier ses conclusions au greffe dans le délai de deux mois. L'appelant n'a pas respecté ce délai et n'a pas conclu au fond. Il y a donc lieu de déclarer l'appel caduc. La somme de 800 € sera allouée aux intimées, demanderesses à l'incident sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile correspondant aux frais irrépétibles engagés en cause d'appel.
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