FAITS ET PROCÉDURE
La demande d'asile de [K] [G] ayant été rejetée par la Cour Nationale du Droit d'Asile le 20 mai 2025 et suite à un placement en garde à vue, il a fait l'objet de l'arrêté du préfet du Jura du 6 mars 2026, notifié le jour même, portant notamment obligation de quitter le territoire français sans délai. Il a été placé en assignation à résidence à cette même date par un arrêté de la préfecture de [Localité 1].
La demande de réexamen de sa demande d'asile a été déclarée irrecevable par l'OFPRA le 13 janvier 2026.
Suite à un nouveau placement en garde à vue et le 16 avril 2026, l'autorité administrative a ordonné le placement de [K] [G] en rétention dans les locaux ne relevant pas de l'administration pénitentiaire
Suivant requête du 19 avril 2026, réceptionnée par le greffe du juge du tribunal judiciaire de Lyon le même jour à 14 heures 58, le préfet de [Localité 1] a saisi le juge du tribunal judiciaire de Lyon aux fins de voir ordonner la prolongation de la rétention pour une durée de vingt-six jours.
Le juge du tribunal judiciaire de Lyon, dans son ordonnance du 20 avril 2026 à 15 heures 57 a :
' déclaré recevable la requête en prolongation de la rétention administrative,
' déclaré régulière la procédure diligentée à l'encontre de [K] [G],
' dit n'y avoir lieu à assignation à résidence,
' ordonné la prolongation de la rétention de [K] [G] dans les locaux du centre de rétention administrative de [Localité 3] pour une durée de vingt-six jours.
Le conseil de [K] [G] a interjeté appel de cette ordonnance par déclaration au greffe le 20 avril 2026 à 16 heures 34 en sollicitant à nouveau une assignation à résidence et expliquant qu'il n'avait pas compris les obligations de cette assignation à résidence.
Le conseil de [K] [G] a demandé l'infirmation de l'ordonnance déférée, le rejet de la requête en prolongation de la rétention administrative et le prononcé d'une assignation à résidence.
Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience du 21 avril 2026 à 10 heures 30.
[K] [G] a comparu et a été assisté d'un interprète et de son avocat.
Le conseil de [K] [G] a été entendu en sa plaidoirie pour soutenir les termes de la requête d'appel.
Le préfet de [Localité 1], représenté par son conseil, a demandé la confirmation de l'ordonnance déférée.
[K] [G] a eu la parole en dernier.
Pour satisfaire aux dispositions de l'article 455 du code de procédure civile, il est expressément renvoyé pour plus de précisions sur les faits, prétentions et arguments des parties à la décision entreprise et aux conclusions et requête d'appel, comme pour l'exposé des moyens à l'énoncé qui en sera fait ci-dessous dans les motifs.