EXPOSÉ DES FAITS ET PROCÉDURE
Par acte authentique du 9 mars 2012, Mme [P] [L] née [Y] et M. [K] [L] ont acquis de la Sarl [3], en l'état de futur achèvement, un appartement ainsi que deux emplacements de stationnement au sous-sol, dans la [Adresse 4] [Adresse 5], [Adresse 6] à [Localité 5], moyennant le prix de 550 000 euros, le délai d'achèvement étant prévu au 30 juin 2013 au plus tard.
Le 5 août 2013, les acquéreurs ont signé un procès-verbal de constat des lieux et remise des clés avec réserves constatées par un huissier de justice.
Le solde du prix de vente d'un montant de 24 487,78 euros a été consigné entre les mains du notaire chargé de la vente, la société civile professionnelle (Scp) [J] et [H].
Par lettres recommandées avec accusés de réception en date du 12 août 2013 et du 3 septembre 2013, les époux [L] ont signalé à la société à responsabilité limitée (Sarl) [3] qu'ils avaient constaté des désordres supplémentaires.
Par courriers en réponse, la Sarl [3] a contesté certaines réserves et a proposé des dates d'intervention.
Par acte du 7 novembre 2013, la Sarl [3] a assigné les époux [L] devant le juge des référés du tribunal de grande instance de Dax aux fins de condamnation au reliquat du prix de vente.
Les époux [L] ont reconventionnellement sollicité la désignation d'un expert. Par ordonnance en date du 17 décembre 2013, le juge des référés a désigné un expert judiciaire et a débouté la Sarl [3] de l'ensemble de ses demandes.
L'expert judiciaire a déposé son rapport le 17 août 2015.
Par acte du 9 août 2016, les époux [L], représentés par Maître [F] [O], ont assigné la Sarl [3] en paiement devant le tribunal de grande instance de Dax, sur le fondement des articles 1134 et 1792-6 du code civil. La société [3] a demandé reconventionnellement le paiement du solde du prix.
En mai 2017, les époux [L] se sont faits représenter par Maître [E] [T] au lieu et place de Maître [O].
Par jugement en date du 19 décembre 2018, devenu irrévocable, le tribunal de grande instance de Dax a :
- déclaré forclose l'action indemnitaire des époux [L] dirigée contre la société [3],
- condamné les époux [L] à verser à la société [3] la somme de 24 487,47 euros au titre du solde du prix de la vente en l'état futur d'achèvement.
Les 23 et 27 juillet 2020, M. et Mme [L] ont engagé une action en responsabilité contre Me [O] et ses assureurs au titre d'une perte de chance d'obtenir la réparation des désordres en l'absence de forclusion de leur action en réparation.
Par un jugement irrévocable du 5 avril 2022, Me [O] et ses assureurs la Sa [1] et la société [2] ont été condamnés à leur payer, après application du taux de perte de chance de 80%, la somme de 59.211,86 euros HT avec indexation sur le coût de la construction à partir du jugement du 19 décembre 2008 et majorée de la TVA applicable, et la somme de 6.400 euros au titre du préjudice de jouissance.
Parallèlement, par acte du 30 octobre 2020, Mme [P] [L] née [Y] et M. [K] [L] ont fait assigner Maître [E] [T] et les sociétés [1] et [2], devant le tribunal judiciaire de Pau, sur le fondement des articles 1147 du code civil et L.124-3 du code des assurances, aux fins d'obtenir réparation de leur préjudice, faute pour leur conseil d'avoir soulevé devant le tribunal de grande instance de Dax la prescription de la demande reconventionnelle en paiement du solde du marché émanant de la Sarl [3].
Par un jugement contradictoire du 14 décembre 2021, le tribunal judiciaire de Pau a :
- débouté Mme [P] [L] née [Y] et M. [K] [L] de leurs demandes ;
- condamné Mme [P] [L] née [Y] et M. [K] [L] à verser à Maître [T] la somme de 2.000 euros sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile ;
- condamné Mme [P] [L] née [Y] et M. [K] [L] aux dépens ;
- rappelé que la décision bénéficie de l'exécution provisoire de droit.
Par un arrêt du 17 octobre 2023, la cour d'appel de Pau a :