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APPELANTS :
Madame [N] [B] épouse [T]
née le 01 Mai 1968 à [Localité 2] (TURQUIE), de nationalité turque,
[Adresse 1]
[Adresse 2]
[Localité 3]
(bénéficie d'une aide juridictionnelle totale numéro 2023/734 du 03/03/2023 accordée par le bureau d'aide juridictionnelle de [Localité 4])
Monsieur [G] [T]
né le 16 Avril 1964 à [Localité 2] (TURQUIE), de nationalité turque,
[Adresse 1]
[Adresse 2]
[Localité 3]
(bénéficie d'une aide juridictionnelle totale numéro 2023/712 du 03/03/2023 accordée par le bureau d'aide juridictionnelle de [Localité 4])
Représentés spar Me Arnaud FOUQUAUT, plaidant/postulant, avocat au barreau de RENNES
INTIMÉE :
S.A. [Localité 1] CONSTRUCTION, immatriculée au RCS de [Localité 4] sous le n° 699 200 051, prise en la personne de son représentant légal domicilié en cette qualité au siège,
[Adresse 3]
[Localité 5]
Représentée par Me Gaëlle BERGER-LUCAS, plaidant/postulant, avocat au barreau de RENNES
Par acte sous seing privé en date du 12 octobre 2011, M. et Mme [T] et la société SA d'HLM [Localité 1] Construction ont conclu un bail sous seing
privé portant sur un logement porte n°68 (6 étage) sis au [Adresse 4] à [Localité 4] en contrepartie du versement de la somme mensuelle de 486,88 euros outre 166,84 euros au titre de provisions pour charges étant précisé qu'un dépôt de garantie d'un montant de 486,88 euros a été versé.
Par acte d'huissier du 6 juillet 2022, la société [Localité 1] construction a délivré aux époux [T] un commandement de payer la somme de 3 924,81 euros au titre de l'arriéré de loyer, visant la clause résolutoire.
Par exploit du 4 octobre 2022, elle a assigné ces derniers devant le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de Rennes en vue notamment de faire constater la résiliation du bail.
Par jugement rendu le 3 février 2023, le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de Rennes a :
- constaté que la dette locative visée dans le commandement de payer du 6 juillet 2022 n'a pas été réglée dans les deux mois,
- constaté en conséquence que le contrat conclu le 12 octobre 2011 entre la société [Localité 1] Construction d'une part, et M. [G] [T] et Mme [M] [T] d'autre part, concernant les locaux situés au [Adresse 5] à [Localité 4] est résilié depuis le 7 septembre 2022,
- dit n'y avoir lieu d'octroyer des délais de paiements à M. [G] [T] et Mme [M] [T], sans préjudice des délais qui pourraient leur être accordés dans le cadre d'une procédure de surendettement,
- ordonné à M. [G] [T] et Mme [M] [T] de libérer de leur personne, de leurs biens, ainsi que de tous occupants de leur chef, les lieux situés au [Adresse 5] à [Localité 4] ainsi que, le cas échéant, tous les lieux loués accessoirement au logement,
- dit qu'à défaut de libération volontaire, il pourra être procédé à leur expulsion et à celle de tous occupants de leur chef avec l'assistance de la force publique,
- dit que le sort des meubles sera régi conformément aux dispositions des articles L. 433-1 et L. 433-2 du code des procédures civiles d'exécution,
- rappelé que l'expulsion ne pourra avoir lieu qu'hors la période hivernale et à l'expiration d'un délai de deux mois suivant la délivrance d'un commandement d'avoir à libérer les lieux,
- condamné conjointement M. [G] [T] et Mme [M] [T] au paiement d'une indemnité mensuelle égale au loyer et aux charges qui auraient été dus en cas de poursuite du bail,
- dit que cette indemnité d'occupation, qui se substitue au loyer dès le 7 septembre 2022, est payable dans les mêmes conditions que l'étaient le loyer et les charges, jusqu'à libération effective des lieux et remise des clés à la bailleresse ou à son mandataire,
- condamné conjointement M. [G] [T] et Mme [M] [T] à payer